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Région Occitanie
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Institutions / Syndicats - Fédérations - Associations
| 26/01/2021

Transformation interne, formation, amélioration des dispositifs de soutien… : la feuille de route 2021 de la CCI Occitanie

« En 2021, on va encore beaucoup travailler ! », promet Alain Di Crescenzo à l’occasion de ses vœux à la presse. À l’approche d’un troisième confinement, le président de la CCI Occitanie ne cache toutefois pas ses inquiétudes pour l’économie régionale. Morceaux choisis.

Confinement. Si la santé reste une priorité à ses yeux, Alain Di Crescenzo estime qu’il faut à tout prix « éviter le reconfinement généralisé » pour sauvegarder l’économie, et privilégier si la situation sanitaire le permet, « des confinements partiels, pendant les vacances de février ou le week-end par exemple ». Un troisième confinement général serait pour lui synonyme d’une nouvelle baisse de PIB - alors que les prévisions les plus optimistes tablaient en décembre sur une hausse de 6 % en 2021 (contre - 9 % en 2020) -, de défaillances d’entreprises repartant à la hausse et de destructions d’emplois. « Des gens vont mettre la clé sous la porte s’ils ne peuvent pas bientôt rouvrir », alerte-t-il, citant pour exemple les acteurs de l’économie de montagne ou encore de l’hôtellerie-restauration lourdement touchés par la crise.

Dispositifs de soutien. « La France a été exemplaire mais si le soutien ne se poursuit pas en 2021, les milliards engagés en 2020 seront gâchés », juge le président de la CCI Occitanie, qui œuvre en parallèle à l’amélioration des dispositifs existants. Exemples : « Pour l’aéronautique, on ne peut pas garder un PGE à six ans maximum, alors que le cycle de production aéronautique moyen est de dix ans » ; « Le financement des stocks mérite un effort significatif car on sait que les stocks peuvent couler une entreprise » ; « Le plafonnement de certaines aides ne peut pas être le même pour tous les secteurs d’activité car la modernisation de l’économie et la relocalisation de certaines activités en dépendent ». Alain Di Crescenzo plaide aussi pour « une définition des dispositifs d’aide et de leurs enveloppes au niveau national mais une décentralisation de leur application au niveau local, par les acteurs qui connaissent le territoire, pour gagner en temps et en efficacité ».

Formation. « L’une de nos grandes fiertés, en période de crise, est de n’avoir rien lâché sur la formation et l’apprentissage », insiste Alain Di Crescenzo, rappelant l’inauguration, le 7 janvier à Carcassonne, de la structure Purple Campus, qui chapeaute désormais toute l’offre de formation continue et d’apprentissage de la CCI Occitanie. Dans un marché désormais ouvert à la concurrence, la CCI Occitanie se félicite d’avoir enregistré une croissance de 21 % de ses effectifs d’apprentis et un taux de fidélisation des entreprises de 97 %. Un effort qu’elle compte poursuivre en 2021.

Transformation interne. « En 2021, on va encore beaucoup travailler car nos entreprises en ont besoin », assure le président, qui entend poursuivre la transformation de la chambre consulaire régionale, selon plusieurs axes : la mutualisation de l’offre, avec déclinaison de l’offre nationale SoluCCIo dans tous les territoires ; « la digitalisation de notre chambre de commerce, qui passe par un grand plan de formation de nos collaborateurs en cours et beaucoup de travail autour de la relation client » ; « la poursuite des mutualisations ou comment faire des économies en termes de fonctionnement pour mettre plus d’action sur le terrain ». L’occasion pour Alain Di Crescenzo de rappeler la mobilisation des chambres consulaires dès les débuts de la crise. « Bruno Le Maire nous a nommés en première ligne pour affronter cette crise, comme interlocuteurs des entreprises. Qui dit première ligne dit organisation particulière, avec mise en place d’une task force de 212 experts en lien direct avec les entreprises et tout le reste des effectifs des CCI en support », rappelle le président, saluant l’accompagnement de plus de 36 000 entreprises depuis mars dernier, dont 80 % d’entreprises de moins de 10 salariés.

Budget. 2020 aura aussi été, rappelle Alain Di Crescenzo, l’année d’un « combat contre l’injustice, dans lequel la conjoncture nous a beaucoup aidés : l’État avait prévu de nous ponctionner 300 M€ en cumulatif sur nos budgets en 2021 et 2022. Grâce à un fort soutien de nos parlementaires, nous avons finalement été dotés de 100 M€ supplémentaires en 2020 pour mettre plus de ressources au service de nos entreprises en cette période de crise et nous avons négocié avec le Gouvernement une trajectoire fiscale prévoyant une stabilité en 2021 et une baisse limitée à 50 M€ au lieu de 100 M€ en 2022. » Et de conclure : « On a évité une aberration économique qui aurait été de couper l’herbe sous le pied d’une structure de soutien à l’économie alors qu’il fallait au contraire renforcer les efforts en direction des entreprises. »

Aline Gandy / gandy@lalettrem.net
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