Touchée par la crise de l'aéronautique, Crouzet veut fermer l’usine d’Alès
L’entreprise Crouzet Automatismes*, qui fabrique des composants mécatroniques pour des applications critiques liées à l'aéronautique et au transport, à l'énergie, au bâtiment et à la construction de machines, prévoit de fermer son usine alésienne. « Nous avons présenté le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE, NDLR) au CSE (comité social et économique, NDLR) il y a quelques jours, indique Benoît Sécher, directeur de la communication et de la stratégie, à La Lettre M. Un volet porte sur la fermeture du site d’Alès qui compte 64 salariés. » Au total, 72 postes sont concernés : 64 à Alès et 8 à Valence, au siège. Parmi ceux-ci, cinq postes vont être transférés chez un prestataire externe, Chambon, à Saint-Laurent-du-Pape (07). Parallèlement, 27 postes devraient être crées à Valence. Ainsi, le PSE prévoit 40 suppressions nettes de postes. « La période de construction du PSE débute et devrait se terminer au printemps 2021. Le bail du bâtiment alésien prenant fin à mi-2022, la fermeture de ce site pourrait être fixée à cette échéance. »
CA durement touché par la crise sanitaire
Avant la crise de la Covid-19, Crouzet Automatismes a enchaîné trois années successives de croissance. « Notre premier semestre 2020 a été très bon, mais la crise sanitaire a affecté notre chiffre d’affaires. Au global, il devrait reculer de 30 % par rapport à 2019. » Et de préciser : « Sur notre premier secteur d’activité, l’aéronautique, il a chuté de 60 %. Il devrait être pénalisé jusqu’à au moins 2024 (selon les précisions de l’Association Internationale du Transport Aérien, NDLR). » Ce PSE vise donc à réduire les coûts, notamment ceux liés au bail locatif alésien.
* Entre 350 et 400 salariés en France, une usine à Alès, siège à Valence (26). Sites de production au Maroc et en Chine.










