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Haute-Garonne
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Biotechs - Santé
| 7/12/2020

Tesalys sollicitée en France pour le traitement des déchets à risque infectieux

La solution de traitement des déchets à risques infectieux sur site développée par Tesalys (siège opérationel à Saint-Jean, 20 salariés, CA : n.c.), jusqu’à présent plébiscitée en Asie du sud-est, au Moyen-Orient et en Afrique, est désormais sollicitée en France et en Europe. « La crise sanitaire a engendré une prise de conscience dans ces pays », explique à La Lettre M Miquel Lozano, président cofondateur de Tesalys.

Lancée en 2012, l’entreprise, qui a commercialisé ses premiers appareils de traitement des déchets à risques infectieux (Dasri) en 2014 a connu un véritable succès à l’export, où elle réalise 98 % de son chiffre d’affaires. « Notre solution a intéressé en priorité les pays qui ne bénéficiaient pas de filière de traitement des Dasri. Dans ces pays, les déchets étaient parfois brûlés dans l’arrière-cour des hôpitaux... » Aujourd’hui, 400 établissements de santé sont équipés de machines Tesalys dans le monde.
En France, en Europe et en Amérique du nord, des filières de traitement des Dasri existent déjà : elles consistent à collecter les déchets dans les hôpitaux et laboratoires, les transporter jusqu’à une usine de traitement et enfin, les incinérer. « Avec l’augmentation des Dasri (masques, surblouses…) pendant la crise sanitaire, les hôpitaux se sont aperçus que le transport de ces déchets légers mais volumineux, coûtait très cher. Par ailleurs, la réglementation impose un traitement des Dasri dans les 72 h. Certains centres de traitement se sont par conséquent retrouvé débordés », indique le président de Tesalys.

Sécurité sanitaire et environnement

Une situation qui amène aujourd’hui les établissements de soin français à se tourner vers Tesalys. « Il semble que le gouvernement veuille aujourd’hui favoriser le développement du traitement des Dasri sur site, note Miquel Lozano. C’est une solution qui garantit la sécurité sanitaire des établissements et qui présente des avantages environnementaux puisqu’elle évite les transports. Nous nous renseignons actuellement sur les dispositifs gouvernementaux du plan de relance afin de voir si les hôpitaux ou laboratoires pourraient bénéficier d’aides financières pour s’équiper avec notre dispositif ». Entre la poursuite du développement à l’international et le regain d’intérêt dans les pays européens, Tesalys estime pouvoir multiplier son chiffre d’affaires par trois d’ici à 2025.

La relocalisation avant l'heure

« Nous avons été précurseurs : nous n’avons pas attendu la crise sanitaire pour faire de la relocalisation », remarque Miquel Lozano. Des levées de fonds successives (la dernière date de début 2019) ont permis d’acquérir un nouvel outil de production de 1500 m2, toujours à Saint-Jean. « Nous avons rapatrié la fabrication de nos machines en France, alors qu’elles étaient auparavant produites à l’étranger. Elles sont conçues à 87 % avec des matériaux français, et le reste provient de pays européens proches », explique le chef d’entreprise.

Bérengère Bosi / bosi@lalettrem.net
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