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Haute-Garonne
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Communication - Médias
| 11/10/2022

TAT Productions vise 25 M€ de CA dans cinq ans

Le studio d’animation toulousain TAT Productions entend tripler d’envergure en visant le cap des « 25 M€ de chiffre d’affaires à l’horizon 2027 », indique à La Lettre M Jean-François Tosti, cofondateur. Un changement d’échelle qui s’accompagnerait d’un déménagement – toujours en centre-ville de Toulouse – et du recrutement de 150 animateurs supplémentaires. Interview.

TAT Productions a été choisi par Netflix afin de fabriquer la future série Astérix, réalisée par Alain Chabat. Quelles perspectives cela offre-t-il au studio ?
C’est un gros coup de projecteur ! Nous changeons clairement de catégorie et de nombreuses portes s’ouvrent. Cela se traduit par un nouvel état d’esprit. Pendant des années, nous sommes restés concentrés sur des projets de longs-métrages que nous développions nous-mêmes. Ainsi, après Les As de la JungleTerra Willy et Pil, nous allons sortir l’an prochain Pattie et la colère de Poséidon et Les As de la Jungle 2, puis Pets on a train fin 2024-début 2025. Et nous établissons actuellement notre « slate » (liste, NDLR) des trois films d’après. Mais en parallèle de ce département longs-métrages, nous avons décidé de structurer deux autres départements. L’un est dédié aux prestations premium, comme pour Astérix, et utilise les mêmes méthodes que celles du cinéma. Et l’autre va développer, avec d’autres méthodes plus adaptées au format, des séries télévisées tirées de nos propriétés. Dans ce cadre, le premier projet, pour lequel nous avons déjà un diffuseur TV, est Les aventures de Pil. Il s’agit de 52 épisodes de 13 minutes chacun. L’objectif est de faire tourner ces trois départements à plein. 

Ce développement s’accompagnera-t-il de recrutements ?
Absolument ! Nous sommes actuellement environ 200, dont une quarantaine de permanents. Dans trois ans, nous devrions compter 350 collaborateurs, dont une centaine de permanents. En nous structurant de la sorte, nous offrons à nos salariés une vraie stabilité, avec la possibilité de travailler sur plusieurs typologies de projets. De même, nos séries TV nous permettront d’intégrer des animateurs juniors, dans une logique d’incubation de talents, tout en offrant des horizons de progression interne à nos salariés. Avec un défi : conserver notre cohésion et notre bonne ambiance de travail.  

Quels sont vos objectifs en termes de croissance ?
Nous souhaitons tripler notre chiffre d’affaires dans les cinq ans, en passant de 8 M€ à environ 25 M€ à l’horizon 2027. Cela passera par un investissement global de l’ordre de 9 M€, à la fois en matériel, en R&D, en locaux et en ressources humaines. 

Cette croissance vous amène à pousser les murs...
Oui, il nous faut de la place. Aujourd’hui implantés sur 2 000 m2 en centre-ville de Toulouse, nous aurions besoin du double. Nous étudions la possibilité de prendre des surfaces dans l’immeuble que nous occupons, mais à terme, au plus tard dans les trois à quatre ans, il nous faudra déménager. Nous souhaitons rester dans le centre, car c’est là que se trouvent nos salariés ; et c’est un argument pour attirer de nouveaux talents. Mais trouver ce genre de surface ici est difficile…

Vous avez récemment noué un partenariat avec le TFC. De quoi s’agit-il ?
Ce projet, baptisé « Les As de la Jungle : Mission TéFéCé », prendra la forme, tout au long de la saison 2022-2023, d’activations digitales et événementielles destinées aux jeunes supporters. La tribune « famille » sera animée par les mascottes Miguel et Maurice, personnages principaux du film, et il y a pas mal de belles surprises à venir. Personnellement, j’adore le football, et je pense que les valeurs du sport sont proches des nôtres. Par ailleurs, nous sommes Toulousains et c’est très important pour nous. C’est d'ailleurs la raison pour laquelle nous nouons régulièrement des partenariats avec des acteurs du territoire. 

Quelle est votre stratégie en matière de merchandising ?
Nous voulons relancer cette activité. Mais ce n’est pas évident, car le marché est très occupé par Disney et ses différentes licences. Nous devons nous faire une place, petit à petit. Pour nous, il s’agit avant tout d’un enjeu de communication, mais cela pourrait se transformer le cas échéant en relais de croissance. 

Propos recueillis par Alexandre Léoty / leoty@alettrem.net
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