Soutenues par France Relance, Snam et Phénix Batteries passent un cap
C’est un projet qu’il porte depuis presque dix ans et que France Relance va permettre d’accélérer. « On a pris tout ce que l’on pouvait dans les poubelles de l’Europe et regardé ce qui permettait de fabriquer des batteries neuves ! », expliquait en 2018 à La Lettre M Éric Nottez, président de l’entreprise aveyronnaise de collecte et recyclage de batteries Snam*. Trois ans plus tard, une filiale dédiée, baptisée Phénix Batteries, a été créée pour porter cette activité de diversification qu’est la manufacture de batteries lithium-ion neuves intégrant 80 % de composants recyclés. « Tous les certificats de conformité ayant été obtenus en décembre dernier, nous pouvons désormais vendre des produits industriels et non plus des prototypes », se réjouit Éric Nottez. Pour héberger Phénix Batteries, un bâtiment de près de 4 000 m2 (anciennement occupé par l’industriel Bourgeois) a été loué à Decazeville, à 4 km des 2 ha d’ateliers de Snam, situés à Viviez.
40 recrutements
L’entreprise historique va elle aussi bénéficier du plan France Relance pour recruter, acquérir de nouvelles machines et ainsi augmenter ses capacités de collecte et recyclage de batteries. L’enjeu : « Répondre à l’accélération du marché de l’électrification de la mobilité – voitures mais surtout bus, trains, etc. - qui se traduit par une forte hausse de la consommation d’équipements de stockage électrique », explique le dirigeant, qui préfère recruter des salariés et mécaniser certaines de leurs tâches plutôt que robotiser son usine. Si la situation sanitaire le permet, Snam prévoit ainsi de recruter « au moins 40 personnes au cours des 2e et 3e trimestres, avant d’accélérer les embauches à partir du 4e trimestre, ce qui nous laisse le temps de former les nouvelles équipes sur place, notamment dans le cadre d’un partenariat avec Pôle emploi et l’Afpa ». L’an dernier, 37 personnes ont rejoint le groupe, qui comptait 155 salariés à fin 2020 pour un chiffre d’affaires s’élevant à 20 M€, identique à celui de 2019 malgré une activité limitée par la crise sanitaire.
Au total, les deux activités devraient faire l’objet d’un investissement d’environ 15 M€ sur trois ans, subventionné par l’État à hauteur d’1 M€. La Région Occitanie a également annoncé son intention d’investir 3 M€ (2 M€ via la nouvelle Agence régionale d’investissement stratégique – Aris, et 1 M€ via l’Agence régionale Énergie-Climat - Arec) dans le groupe aveyronnais.
* Snam est filiale du groupe belge Floridienne (chimie, métaux spéciaux, biotechnologie…). Elle est implantée à Viviez, son siège, en Aveyron et à Saint-Quentin-Fallavier, en Isère.










