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Haute-Garonne
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Industrie
| 19/10/2021

Semo investit 1 M€ dans sa diversification

1 M€ : c'est l'enveloppe injectée par la société Semo (40 salariés, siège à Cornebarrieu) pour muscler sa stratégie de diversification, déjà engagée avant la crise, mais aussi pour développer des compétences et des produits dédiés aux enjeux de l'automobile de demain. L'entreprise spécialisée dans la conception, la fabrication et l'installation de machines de production automatisées et robotisées est accompagnée dans cette démarche par le fonds de modernisation et de diversification de la filière automobile (France Relance), à hauteur de 700 k€. « Nous sommes positionnés à 60 % sur le marché automobile, explique à La Lettre M Sébastien Nobiron, dirigeant. Nous travaillons par ailleurs, à hauteur de 20 %, pour des industriels dont les produits s'adressent à plusieurs marchés. Enfin, le restant de notre chiffre d'affaires est réalisé dans la santé, l'aéronautique, le spatial et la Défense. » Une diversification sectorielle - mais aussi technologique - qui se renforce avec le soutien de l'Etat. « Sans cette aide publique, nous n'aurions pas fait les choses avec la même ambition et, surtout, pas aussi rapidement », assure le chef d'entreprise, qui va recruter cinq à six personnes en 2021-2022.

Objectif : 4 M€ de chiffre d'affaires cette année
Fondée il y a un demi-siècle par les Compagnons du devoir, à Colomiers, l'entreprise s'est installée en 1990 à Cornebarrieu dans des locaux de 1 200 m2, date à laquelle elle est devenue une SAS, avant d'être reprise en 2017 par Sébastien Nobiron. « L'entreprise comptait alors seulement 26 salariés, confie-t-il. Nous nous sommes bien développés depuis. En 2019, nous avions d'ailleurs enregistré notre chiffre d'affaires record, à 4,8 M€. »

Depuis, la crise est passée par là et l'entreprise a atterri à 3,5 M€ de CA en 2020. « Depuis le début de l'année, les choses reprennent bien ; nous devrions atteindre 4 M€ de chiffre d'affaires en 2021 », anticipe Sébastien Nobiron. Semo réalise un tiers de son activité à l'international, notamment en Europe de l'est. « Nous bénéficions clairement de l'effet Industrie 4.0, estime le dirigeant. Il y a eu une vraie prise de conscience chez les industriels de l'importance d'investir dans leur outil de production pour gagner en compétitivité. » Parallèlement à ses activités historiques, la société souhaite se développer également dans le secteur de la vision industrielle (traitement de l'image pour contrôler des produits, par exemple), en devenant partenaire dans le Sud-Ouest de la France du groupe américain Cognex.

Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
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