Que veulent Sophie Garcia et Alexis Mélidonis pour le Medef Occitanie ?
Deux pour un fauteuil : ce mardi 7/11 à Toulouse, vers 17h30, sera désigné-e le-la nouvel-le président-e du Medef Occitanie par les 14 Medef territoriaux (seul l’Hérault comptant deux Medef dans les 13 départements de la région) et les 21 branches professionnelles (UIMM, FFB, chimie, Syntec, ordre des experts-comptables, textile, automobile, commissaires aux comptes…). Face à face, la Toulousaine Sophie Garcia, 45 ans, vice-présidente du Medef 31 et le Catalan Alexis Mélidonis, 48 ans, président de l’UPE 66, du Medef 66 et de la Fnaim ex-LR. D’après nos informations, le rapport de force serait favorable à Sophie Garcia, qui bénéficie du soutien d’une bonne partie de l’ex-MP et du Medef Montpellier (Samuel Hervé). Mais Alexis Mélidonis, entré en campagne plus tardivement, semble rattraper une partie de son retard dans la dernière ligne droite, augurant d’un scrutin plus serré que prévu.
Si elle n’est pas, contrairement à Alexis Mélidonis, présidente d’un Medef territorial, Sophie Garcia se prévaut de son expérience au sein du Medef national, où elle siège dans plusieurs commissions : Europe, réunion de crise Brexit, RSE (responsabilité sociétale des entreprises). « Et il n’y a pas de présidente femme au niveau des Medef régionaux, alors que le Medef a besoin de féminiser son image », ajoute-t-elle. Elle se dit « Mme Territoires » : « Il y a une dichotomie entre l’élite parisienne, pro-européenne, et la réalité des patrons de PME, majoritairement anti-européens, du fait des normes, des travailleurs détachés etc. Certes, grâce à l’Europe, il y a des géants comme Airbus. Mais il faut écouter ce que disent les patrons de PME, qui représentent 90 % des entreprises. » Elle identifie trois sujets clefs en Occitanie : « l’emploi, la formation et les transports – surtout les trains du quotidien ». Elle plaide pour une communication unique, branches professionnelles et Medef confondus, afin d’interpeller les grands élus et les institutionnels d’une seule voix. « Aujourd’hui, chacun est dans son coin, ça manque d’animation. Il faut échanger sur les bonnes pratiques : mise en place de groupements d’employeurs, bonne gestion des mandats, organisation de petits-déjeuners avec des mandataires Prud’hommes, Urssaf, Impôts… »
Alexis Mélidonis compte, de son côté, faire parler son expérience : « J’ai une expérience syndicale forte. Je connais les attentes et les enjeux des branches. Elles doivent assurer leur représentativité au sein des instances paritaires pour maintenir leur influence et l'orientation favorable des réglementations liées à leurs métiers. Mon expérience de président de commission des mandats les rassurera sur ce point. Je suis président d’un Medef territorial, ce qui est un atout par rapport à Sophie Garcia. Mon expérience de président délégué d'agence de développement économique et de vice-président de CCI départementale peut être un atout au service de l'influence du Medef régional. » S’il est élu, il s’engage à « co-construire un programme avec les Medef et les branches, en prenant le temps d’aller dans chaque territoire ». Bénéficiant, entre autres, du soutien du Medef Béziers (34), dont l’ex-président, Fabien Portes, s’est désisté pour sa candidature, Alexis Mélidonis propose d’animer le réseau régional, d’assurer la représentation au niveau national, de favoriser les échanges de bonnes pratiques et de mettre en place des événements interdépartementaux pour une plus grande proximité entre les territoires.
100 votants s’expriment ce 7/11 : 50 représentants des branches et 50 des Medef territoriaux, chacun de ces deux ensembles étant divisé à parts égales entre ex-MP et ex-LR.










