Quand la santé tisse des passerelles avec l’aéronautique
La plateforme Edit du CHU de Toulouse, dédiée à l’accompagnement de projets liés aux dispositifs médicaux, organise le 12/1 à Toulouse un forum baptisé « Technologies innovantes en santé, quels partenariats pour réussir ? ». L’occasion d’évoquer les passerelles qui peuvent être tissées entre le secteur de la santé et celui de l’aéronautique et du spatial en Occitanie. Pour Gérard Ladier, directeur délégué du pôle Aerospace Valley, « il y a une appétence côté santé à intégrer des savoir-faire venus de l’aéronautique et du spatial. Et nous souhaitons pour notre part valoriser nos technologies sur d’autres marchés ». Liberto Yubero, président du pôle Cancer-Bio-Santé, confirme que « travailler ensemble relève de l’évidence » et évoque l’opportunité de réfléchir aussi au « chemin inverse ». « Un transfert de savoirs et d’expertises depuis la santé vers l’aéronautique est-il imaginable ? », s'interroge-t-il. Gérard Ladier acquiesce : « Effectivement, le big data, par exemple, est un enjeu pour l’aéronautique, et le secteur de la santé a un temps d’avance sur ce sujet… »
Des passerelles sont évoquées avec d’autres secteurs, à l’image de celle qui peut relier la santé et l’électronique. Christophe Vieu, chercheur au Laas-CNRS de Toulouse, explique ainsi que « les nanotechnologies permettent désormais de développer des solutions plus proches du biologique ». « L’enjeu est d’électronifier la santé, que ce soit à l’hôpital, à domicile ou directement sur la patient », ajoute-t-il, évoquant notamment l’exemple d’une technologie de séparation de l’ADN transférée à la start-up Picometrics, basée à Labège (31). Même enjeu du côté du CEA Tech, où l’on entend « assembler des briques technologiques au service des dispositifs médicaux », indique Cyril Dumet, responsable des partenariats industriels, qui voit dans sa structure « une véritable caverne d’Ali Baba technologique ». Ses grandes orientations dans le secteur de la santé : le diagnostic et le monitoring des patients, la thérapie, l’imagerie et le suivi du vieillissement. « Les start-up constituent un vecteur de développement économique intéressant pour les acteurs de la santé », estime-t-il.










