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Aude / Hérault
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Institutions
| 12/07/2021

Privatisation du port de Port-la-Nouvelle : le tribunal administratif rejette le recours suspensif

Après une audience le 8 juillet, le tribunal administratif de Montpellier déboute, le 9 juillet, le référé suspensif contre la privatisation du port de Port-la-Nouvelle formé par La France insoumise ainsi que Les Amis de la Terre, La Confédération paysanne de l’Aude, Europe Écologie Les Verts Languedoc-Roussillon et plusieurs autres associations. « Le tribunal administratif a débouté le référé suspensif concernant la réalisation des travaux du port mais il a toutefois confirmé notre intérêt à agir et l’examen sur le fond de ce dossier à horizon d’au moins une année », indique à La Lettre M Guilhem Sérieys (FI). Celui-ci estime pourtant qu'il y a urgence à agir car, « les travaux ont commencé et ils auront des conséquences irréversibles sur la faune et la flore locales », évoquant des substances qui pourraient être stockées sur le port. « Le tribunal administratif témoigne de l’incohérence des opposants à ce projet d’extension et de développement du port de Port-la-Nouvelle, relève de son côté Agnès Langevine, élue régionale. Si ce sujet a bien été au cœur de la campagne des régionales, les opposants n’ont toutefois pas porté de recours au lancement des travaux ni à l’encontre des deux consortiums d’éoliens flottants »,

La semop : clé de voute du développement du port
Pour rappel, le recours porte sur la structure du contrat de la Semop, société d’économie mixte à opération unique à laquelle la Région Occitanie (présidente du conseil d’administration) a confié la concession de l’aménagement, l’exploitation, la gestion et le développement du port de commerce de Port-La Nouvelle. « Il faut savoir que dans la précédente délégation de service public attribuée à la CCI de l’Aude, la Région n’avait aucun siège, , rappelle l’élue régionale. C’est tout le contraire avec la Semop où la Région et la Banque des territoires détiennent 49 % (dont 34 % pour la Région) et le consortium privé, 51 %, En outre les décisions ne se prendront qu’avec la majorité des deux tiers des membres du conseil d’administration. Sans oublier que ce consortium privé prend aussi le risque d’investir. » Quant aux opposants, ils considèrent que « la semop garantit au privé d’encaisser les profits, déclare Guihlem Serieys. Mais s’il y a des pertes, c’est la Région qui paiera, et donc le contribuable. »

Véronique Coll / coll@lalettrem.net
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