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Haute-Garonne
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Infrastructures / Transports - Logistique
| 21/01/2022

Pour Bruno Balerdi, malgré le stop and go « l'aéroport de Toulouse-Blagnac a appris à être agile »

Jusque-là directeur marketing et développement extra-aéronautiques (parkings, commerces, publicité, centres d’affaires…) de la société Aéroport Toulouse-Blagnac (ATB), Bruno Balerdi est depuis début janvier le directeur commercial, clients et communication de la plateforme aéroportuaire. Interview.

Quels sont les contours de vos nouvelles fonctions ?
L'idée est de réunir l'ensemble des forces vives qui peuvent permettre à l'aéroport d'améliorer le service rendu aux passagers, tout en faisant encore davantage connaître nos engagements sociétaux et environnementaux.

Comment décririez-vous la situation de l'aéroport toulousain aujourd'hui ?
Globalement, avec la crise, les aéroports européens et français ont vécu un coup d'arrêt dans leur développement. Nous estimons qu'il ne sera pas possible de retrouver la situation de 2019 avant 2025. Pour l'aéroport de Toulouse-Blagnac, cela signifie qu'il est plus que jamais important de savoir s'adapter en temps réel à des cycles que l'on a du mal à prévoir. Nous vivons des reprises puis des coups d'arrêt. Nous faisons du stop and go. Mais la crise nous a appris à être agiles, à optimiser nos infrastructures. C'est une situation un peu complexe, mais nous sommes optimistes.

Quelles sont les grandes lignes stratégiques de votre feuille de route, dans ce contexte ?
Notre plan « Care » est basé sur quatre grands piliers. Tout d'abord, nous adaptons notre modèle d'exploitation afin de le rendre plus flexible. Par ailleurs, nous nous questionnons sur nos fondamentaux, afin de mieux équilibrer nos offres, de faire de l'aéroport un lieu de vie et de destination. Autre sujet : nous avons besoin de mieux parler des actions que nous menons en matière de RSE. Enfin, nous souhaitons transformer notre modèle d'entreprise, adapter à la fois nos compétences, nos outils et nos organisations.

Une initiative, baptisée « Atelier des territoires », a été lancée le 17 janvier dernier par Étienne Guyot, préfet d’Occitanie et de la Haute-Garonne, aux côtés de la Région Occitanie, du Département de la Haute-Garonne et de Toulouse Métropole. De quelle façon allez-vous participer à cet outil de concertation sur l'avenir de la zone aéroportuaire ?
Nous sommes pleinement acteurs et volontaire. Nous travaillons nous-mêmes depuis deux ans sur ce sujet, au travers de l'organisation d'une série de rencontres avec les différentes parties prenantes du territoire. Nous souhaitons donc être impliqués dans cette initiative, afin de partager l'ambition et l'impact que l'on veut donner à l'aéroport, au service du territoire.

Propos recueillis par Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
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