Pas encore de reprise pour le logement neuf à l'est de l'Occitanie
Malgré les alertes répétées de la fédération des Promoteurs immobiliers Occitanie Méditerranée (FPI OM), le marché du neuf reste tendu. Au cours des trois premiers trimestres de 2021, 2 900 logements ont été mis en vente en ex-Languedoc-Roussillon, soit -7 % par rapport à 2020. La métropole de Montpellier enregistre un recul de 29 % avec 1 195 logements mis en vente montrant une décroissance des mises en ventes amorcée depuis 2017 (3 925 logements). « Le logement neuf est à l’écart de la reprise et ne permettra plus de répondre au besoin de la population, commente Laurent Villaret, président lors du traditionnel point trimestriel sur les tendances de la production et des ventes immobilières. En 2021, on aura mis en vente 500 logements à Montpellier, et 500 autres dans la métropole, contre 500 aussi sur Nîmes Métropole. Pour autant, le marché de reprise lié aux villes moyennes comme Nîmes, Béziers, Sète et Narbonne ne comblent pas le déficit de production. De la même manière, la seule impulsion de la production en Zac dans les villes ne suffira pas non plus.»
Injonctions
L’analyse des ventes nettes montre une augmentation générale sur l’ensemble des marchés de l’ex-LR. Elle n’est cependant pas, selon la FPI OM, le reflet de l’activité du marché actuel : les ventes sont réalisées sur des opérations démarrées en 2018-2019, période où l’offre de l’ensemble de l’ex-LR avoisinait les 5 000 logements (3 312 logements fin du 3e trimestre 2021). Cette panne du marché tient à plusieurs raisons. « On observe aujourd’hui une recentralisation des décisions par les services de l’État. Les collectivités locales se retrouvent avec des disponibilités foncières réduites et doivent construire dans leur tissu urbain », souligne Laurent Villaret. Cédric Lebeau, vice-président, ajoute : « il y a un cumul d’injonctions contradictoires pour répondre à la fois à l’urgence environnementale, la désartificialisation, la densification et l'acceptabilité des projets.»
Instaurer un climat de confiance
Les acteurs du secteur multiplient les rencontres avec l’EPF Occitanie, « même si celui-ci intervient sur des territoires plus ruraux avec des besoins immobiliers différents ». Des échanges ont également lieu avec le groupe Serm-SA3M « sur la question de l’alimentation du marché et les enjeux du logement pour faire évoluer les concours » mais aussi Viaterra à Béziers, « où l’on souhaite repositionner de l’immobilier collectif notamment pour favoriser l’accession à la propriété », complète Thierry Lacazio, également vice-président. L’objectif de ces échanges est de permettre à la profession d’instaurer un climat de confiance, être dans l’opérationnel et avoir de la visibilité car « derrière les promoteurs, c’est le secteur du bâtiment dans son ensemble qui est mobilisé ».









