Nouvelle étape pour l’agence de développement économique
Réunis en session le 26 juillet, les élus de la Métropole de Montpellier ont adopté la feuille de route de l’agence interterritoriale de développement économique. Dotée d’une gouvernance mixte (collectivité et entrepreneurs), elle sera opérationnelle au 1er semestre 2023. « Le développement économique nécessite des coopérations à l’échelle des intercommunalités d’un bassin de vie, souligne Michaël Delafosse, président de la Métropole. Le rôle novateur de l’agence sera d’accompagner la transition écologique des entreprises : mobilités, déchets, énergie. » Parmi les axes stratégiques figurent l’internationalisation des entreprises, leur accompagnement, les synergies et l’intelligence collective…
La future agence, en se fédérant avec les intercommunalités voisines, représentera jusqu’à 35 000 entreprises et 350 000 emplois. Afin de répondre aux enjeux de ce bassin de vie (un million d’habitants) – pérenniser et créer des emplois, rendre les entreprises durables et vertueuses ou encore accompagner la transition sociétale –, l’agence de développement économique sera dotée d’un conseil de l’économie et des transitions et d’un conseil des stratégies d’accueil immobilières et foncières des entreprises.
Plan d’action de MedVallée adopté
Les élus de la métropole de Montpellier ont aussi adopté le plan d’action 2022-2026 de la stratégie MedVallée, le futur pôle d’excellences mondial de santé globale (santé, alimentation, environnement). Ce plan d’action se caractérise au travers de cinq axes, 15 objectifs et 30 actions : une communauté labellisée, un accélérateur de croissance et de développement, un rayonnement national et international, l’innovation… Le président de la Métropole a rappelé l’acquisition à la Région Occitanie de la « Soucoupe d’Agropolis », qui va servir d’incubateur pour les entreprises qui veulent s’installer, ou encore du projet de MedXCell où se mêleront production de médicaments, recherche et essais thérapeutiques sur un même site et la volonté de Sanofi de préserver son implantation à Montpellier pour poursuivre la R&D.
BusTram, extension de la ligne 1 du tramway, échangeur du Zénith
Les élus ont aussi délibéré sur des sujets liés aux mobilités. « Les lignes 1 et 4 des futurs BusTram ou bus à haut niveau de service ont suscité le plus de questionnements tandis que les lignes 4 et 5 ont reçu des avis plus négatifs. Mais il ressort des concertations (cinq réunions publiques, NDLR) qu’il y a une véritable attente de la population, indique Julie Frêche, vice-présidente déléguée aux transports et aux mobilités actives. Nous allons recruter dès la rentrée la maîtrise d’œuvre et procéder aussi à la maîtrise foncière pour entrer dans la phase opérationnelle de réalisation de ces lignes de BusTram qui seront mises en service en 2025. » L’élue a confirmé que la concertation se poursuit sur les zones d’emploi (Salaison, Garosud…), avec la CCI et la Chambre de métiers notamment. L’extension de la ligne 1 de tramway a aussi fait l’objet d’une délibération portant sur la déclaration de projet. « L’enquête publique réalisée du 22 mars au 22 avril a abouti à un avis favorable avec une réserve portant sur l’acquisition d’une parcelle à Odysseum pour parfaire le projet d’extension qui permettra de relier les deux gares de Montpellier », précise Julie Frêche. Cette parcelle représente une emprise d’une cinquantaine de places de parking. « Les travaux devraient débuter en 2023 pour s’achever fin 2023-début 2024. Cette extension de ligne du tram estimée à 50 M€ permettra aussi de répondre aux besoins des usagers qui émaneront de la zone d’emploi de la Zac Cambacérès », complète Michaël Delafosse.
Autre point majeur concernant les mobilités : la réalisation d’une étude du secteur de l’échangeur autoroutier du Zénith entre le Département de l’Hérault, Autoroutes du Sud de la France et la Métropole de Montpellier. Cette entrée de ville, qui est encombrée à certaines heures (l’échangeur étant partiellement réalisé), est amenée à évoluer à horizon 2025-2026 avec la mise en service du centre de maintenance (tram-bus), puis plus tard la mise en œuvre d’une ligne de tram associée à un parking.










