Nîmes Métropole veut récupérer 250 ha de foncier autour de l'aéroport
Le président de Nîmes Métropole, Franck Proust, espère parvenir cet été à un compromis sur la cession des 250 ha jouxtant l’aéroport Nîmes-Garons détenues par l’Armée afin de répondre aux besoins des entreprises.
« Je me suis rendu il y a quelques jours au ministère des Armées pour réaffirmer le souhait de Nîmes Métropole de récupérer le foncier sous-utilisé par le 503e régiment du train (basé à Saint-Gilles dans le Gard) », a expliqué le président de l’Agglomération lors du dernier conseil communautaire qui s'est tenu le 3 février. Une négociation que l’élu a qualifiée de difficile mais qu’il espère voir aboutir cet été. Le périmètre concerné porte sur 250 ha, notamment des bords de pistes sur l’aéroport de Nîmes. À court de foncier sur la plateforme aéroportuaire Nîmes-Garons, dont elle a délégué la gestion au groupe Edeis, Nîmes Métropole veut accroître sa capacité foncière. Son objectif est de répondre aux besoins de développement des entreprises déjà installées sur l’aéroport et accueillir de nouvelles sociétés. La collectivité estime les besoins potentiels à plus de 10 000 m2 de hangars supplémentaires en bord de piste et 30 000 m2 de parkings pour les entreprises déjà présentes.
Sécurité civile
À travers ces acquisitions de foncier, Nîmes Métropole entend aussi accompagner le déploiement de la future base européenne de la protection civile, annoncée par Emmanuel Macron en octobre dernier. « Pour une éventuelle création de chaîne de montage de bombardiers d’eau européens par exemple, il nous faut du foncier », explique l’Agglomération à La Lettre M. En outre, ce foncier supplémentaire pourrait faciliter le transfert à Nîmes Métropole de l'aéroport Nîmes-Garons actuellement affecté au ministère de la Défense. Le dossier de candidature au préfet de Région doit être soumis par l'Agglo au plus tard le 30 juillet.










