Municipales à Toulouse : les programmes économiques d'Antoine Maurice et Jean-Luc Moudenc
Le 28 juin, les Toulousains seront amenés à désigner dans les urnes leur prochain maire. Pour ce second tour des élections municipales, deux candidats sont encore en lice. Le maire sortant Jean-Luc Moudenc (LR soutenu par LREM), crédité de 36,18 % des voix au premier tour, fait en effet face à l'écologiste Antoine Maurice (27,56 % des suffrages au premier tour), à la tête de la liste Archipel Citoyen (soutenue par les principaux partis de gauche). Deux candidats pour deux visions différentes de l'économie locale.
Jean-Luc Moudenc, qui a reçu tout dernièrement le soutien public de 156 acteurs du territoire, parmi lesquels de nombreux chefs d'entreprise, se positionne comme le candidat du développement économique. L'édile, qui souhaite notamment « doubler le nombre d’implantations d’entreprises extérieures » et booster l’attractivité touristique de la ville, mise sur l’innovation en prévoyant l’ouverture de son “Small Business Act” aux start-up et en créant une agence métropolitaine de la donnée. Promoteur d’une « innovation verte », il souhaite par ailleurs mener à bien son projet de 3e ligne de métro et doubler les rames de la ligne B. Enfin, tout en menant « des projets urbains ambitieux », il souhaite « empêcher une densification abusive des quartiers résidentiels ». Favorable au projet de LGV Bordeaux-Toulouse, « qui attirera de nouvelles activités et mobilisera nos entreprises locales », il se positionne en soutien de l'industrie aéronautique et spatiale. À ce titre, il martèle son souhait que soit confirmée par Airbus l'implantation d'une nouvelle chaîne d'assemblage de l'A321 XLR dans la Ville rose.
De son côté, Antoine Maurice a placé les enjeux environnementaux au cœur de son programme. Celui qui a également publié une liste de plus de “1 000 Toulousains et Toulousaines du quotidien” soutenant sa liste entend déployer un « nouveau projet économique de transition écologique ». Il souhaite favoriser l'économie sociale et solidaire, accompagner le commerce et l'artisanat de proximité et soutenir les quartiers prioritaires au travers d'une expérimentation “Territoire zéro chômeur de longue durée”. Le candidat ambitionne de faire de Toulouse « la capitale de l'entrepreneuriat engagé ». Il se positionne lui aussi en soutien des secteurs en crise, affirmant sa volonté d'organiser dès septembre des Assises nationales de l'aéronautique, « pour soutenir l'industrie, accompagner ses mutations et préserver l'emploi ». Fervent défenseur des modes de déplacements doux et favorable à la 3e ligne de métro, il veut prolonger le tramway et la ligne B du métro. Conditionnant « toutes les décisions de la ville à leur impact sur le climat et la biodiversité », il veut « arrêt[er] la bétonisation » de Toulouse.










