Montpellier Méditerranée Métropole veut une fiscalité incitative sur les déchets
Le conseil de Montpellier Méditerranée Métropole du 23 novembre doit acter le lancement d’une étude sur la tarification incitative des déchets. Le but est de remplacer l’actuelle taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) par une tarification fondée sur la production réelle de déchets. L’étude permettra à la collectivité de choisir les modalités financières (au poids, à la levée ou au volume) et de collecte. « Ce mécanisme de responsabilisation » vise à soutenir « les gens qui ont des comportements vertueux », explique Michaël Delafosse, en visioconférence de presse le 20 novembre.
Montpellier Méditérranée Métropole veut s'inspirer de Grand Besançon Métropole où cette fiscalité incitative « a contribué à réduire les déchets des bacs gris », assure-t-il, ajoutant que sa mise en place interviendra avant « la fin du mandat ». Il y a pourtant urgence, à en croire l'élu : « Mon prédécesseur (Philippe Saurel, NDLR) a fait fermer (en 2019, NDLR) le casier n°2 de la décharge de Castries. Résultat, nous exportons nos déchets et cela constitue une facture de 11 M€ de dépenses de fonctionnement par an. »
Une plateforme de covoiturage pour les courtes distances
Au rayon transports, Montpellier Méditerranée Métropole planche sur la création d’une plateforme de covoiturage pour les courtes distances. Son expérimentation, ces prochaines semaines, doit coûter 75 k€. Sa mise en service est prévue au premier trimestre 2021. Ce dossier est piloté par Julie Frêche, vice-présidente déléguée aux transports et aux mobilités actives, qui travaille sur des aires de covoiturage pour « éviter de se donner rendez-vous au Mc Do de Saint-Jean de Védas ou d’Odysseum », témoigne Michaël Delafosse, utilisateur de Blablacar, en tant que passager et conducteur.
Concernant la ligne de tram 5, qui devait être opérationnelle en 2017, Michaël Delafosse promet d’annoncer « dans les semaines qui viennent un calendrier précis avec la date de livraison et les principaux arbitrages qui ont lieu actuellement », précisant qu’il s’agit « d’un enjeu de la relance ». « Son urgence de réalisation se pose pour améliorer l’offre de transport mais aussi en terme d’emplois car la conjoncture économique et sociale post-crise sanitaire s’annonce très difficile », conclut-il.










