Montpellier lance treize nouvelles folies architecturales
La Ville de Montpellier annonce le lancement de treize nouveaux projets de folies architecturales le 1er juillet depuis l’Arbre Blanc, la dernière folie réalisée. « Relancer les folies, c’est inviter tous les architectes et promoteurs à venir s’exprimer, à fabriquer le patrimoine du XXIe siècle », déclare Michaël Delafosse, maire de Montpellier. Les fonciers sont identifiés dans les Zac de la Serm. « Chaque quartier a sa folie », précise Maryse Faye, adjointe à l’urbanisme. La 1re vague de consultation concerne cinq folies (Vernière, Manuguerra, République, Nouveau Saint-Roch, Ovalie). Les candidatures sont à déposer d'ici au 15 septembre. Les offres seront finalisées d’ici début 2023 et la 2e vague lancée cet automne.
Des enjeux à relever
« La première folie devrait voir le jour avant la fin du mandat », déclare Michaël Delafosse lors d'une conférence de presse aux côtés de Sou Fujimoto, architecte de L’Arbre Blanc. Ces projets de folies devront répondre à trois principaux enjeux : comment habiter après la Covid, l’écologie (sobriété, densité, construction, NDLR) et enfin des exigences architecturales. Ces futurs programmes vont challenger les promoteurs et les architectes sur la question des usages dans l’immobilier : logements, bureaux… Nous attendons des approches innovantes, décalées et contemporaines par leur technicité. Certes, il y aura un équilibre budgétaire à trouver car ces folies abriteront des logements sociaux et abordables, c'est un engagement que nous avons pris de loger tout le monde. »
De Beausoleil au toit du Corum
« La friche qu’était le quartier Nouveau Saint-Roch aura sa folie, souligne Maryse Faye, déclinant les implantations identifiées. Cambacérès aussi et nous veillerons par exemple à la démarche environnementale qui sera portée. Le mess des officiers situé à Montcalm, quartier Cité créative (ex-EAI), sera transformé en folie. De la même manière, une friche militaire du quartier Beausoleil deviendra une folie. Le quartier de La Mosson aura son site exceptionnel avec la concrétisation du nouveau siège du groupement ACM Habitat, Serm-SA3M. »
Le maire de Montpellier avoue avoir un site qui lui tient à cœur, celui du toit du Corum. « Ce toit qui abrite un héliport a été utilisé une seule fois par François Mitterrand pour inaugurer le quartier Antigone. Aujourd’hui fermé, ce toit pourrait accueillir un nouvel objet d’attractivité du centre historique et contribuer aux travaux d’embellissement de l’esplanade et de la Comédie et préparer la connexion avec le quartier des Beaux-Arts », a expliqué le maire. Celui-ci a rappelé que les produits des ventes des fonciers aux promoteurs rentreront dans les caisses de la Ville et de la Métropole afin de soutenir les autres projets urbains : école, tramway…
Liberté d'action
« L'acte de bâtir est aujourd'hui très contraint. Lancer ces folies redonne de la liberté à la conception et va booster la créativité dans ces futurs projets immobiliers. C'est motivant », indique Alain Gillet, architecte et promoteur à travers la société Evolis Promotion (co-promoteur de L'Arbre Blanc). Je vais reconstituer une équipe qui va plancher sur ces projets de folies. Mon ambition est de répondre sur des sites complexes comme celui du Corum dans le but d'apporter quelque chose de plus à la ville ». Les défis liés à la construction de ces folies ont généré de la visibilité pour un autre co-promoteur de l'Arbre Blanc, Opalia. « Avec L'Arbre Blanc, notre petite équipe a pu atteindre un niveau d'excellence. Ce programme est une carte de visite. Pour preuve, nous sommes en finale sur un programme à Paris et on nous contacte pour des concours », a expliqué Cyrill Meynadier, dirigeant d'Opalia.










