Montpellier : hausse record de l'immobilier au 1er semestre
Avec 1 910 ventes nettes au 1er semestre 2015, le marché immobilier bat des records à Montpellier, avec une hausse de 74 % des ventes par rapport à 2014 selon le cabinet Adéquation. Le marché montpelliérain tire toujours le LR. « C’est une hausse spectaculaire », indique Yohan Breuil, directeur associé d’Adéquation, lors de la présentation de la situation des ventes devant la profession. Adéquation annonce des perspectives de + 9 % (2 900 ventes) pour le 2e semestre 2015 en LR (2 660 ventes au 1er semestre), ce qui situerait le nombre des ventes en LR entre 5 500 et 5 600 en 2015 contre 3 800 en 2014. « C’est une belle reprise car il y a de beaux programmes. Pour poursuivre cette tendance haussière, il faut que les aménageurs constituent l’offre assurant aussi une reprise au secteur du BTP », souligne Xavier Bringer, président de la FPI LR.
Retour des investisseurs
Cette envolée s’opère avec un retour des investisseurs, qui représentent 58 % des ventes, avec 1 114 ventes (soit + 113 % par rapport à 2014) pour une typologie allant du T1 au T3. La vente à propriétaires occupants représente près de 800 ventes (+ 39 %), « un record jamais connu » commente Yohan Breuil. Pour autant, Montpellier reste un marché cher avec des prix en légère hausse (3 810 €/m2 en moyenne), au-dessus des prix pratiqués à Toulouse ou Bordeaux. Le nombre de logements disponibles atteint 2 900 logements (+ 7 %) dont près de la moitié sont situés en centre ville (48 %), pour un écoulement estimé à 11 mois. Selon Adéquation, l’offre commerciale s’est rééquilibrée avec 60 % des ventes sur plan, 30 à 35 % de logements en chantier et 4 % de stock.
Sète, Nîmes et Perpignan restent dynamiques
L’analyse d’Adéquation sur les villes du LR montre que Sète s’avère un marché dynamique, avec plus de 200 ventes sur le 1er semestre 2015, soit + 38 % par rapport à 2014 (3 240 €/m2) avec un retour des ventes à investisseurs (54 % contre 41 % en 2014). Nîmes et Perpignan montrent des signes positifs, avec des croissances respectives de ventes au 1er semestre de 16 % (3 020 €/m2) et 44 % (2 990 €/m2). « Le centre ville de Perpignan montre une faiblesse avec moins de 30 du marché, à la faveur du littoral et des 1e et 2e couronnes. En 2014, seulement 60 ventes ont été réalisées, contre 58 au 1e trimestre 2015 et 138 au 2e trimestre », pointe Yohan Breuil s’interrogeant sur la faible alimentation du marché en centre ville. Béziers et Narbonne restent des marchés en souffrance avec des niveaux de ventes en recul, en particulier au 2e trimestre 2015 : - 44 % à Béziers et - 61 % à Narbonne.










