Mobeetip : salariés et entreprises font des économies et en profitent
La start-up montpelliéraine Mobeetip (4 collaborateurs dont 3 associés) commercialise depuis quelques mois une application web fondée sur le partage des gains. Les salariés d’une entreprise sont encouragés à réduire leurs frais professionnels pour pouvoir récupérer une partie des économies réalisées et financer un projet personnel ou collectif qui leur tient à cœur : engagement associatif, mécénat d’entreprise... En région Occitanie, les entreprises Phytocontrol (30) ou Engie Green (34) utilisent déjà cette application. Un acteur bancaire régional devrait bientôt les rejoindre. « Toutes les entreprises veulent réduire leurs frais de fonctionnement mais peu y associent leurs collaborateurs, analyse Jérôme Delorme, co-fondateur. Parallèlement, les salariés sont en quête de plus de sens dans leur entreprise. La digitalisation de la gestion des données liées aux frais professionnels va permettre d’analyser ces données et d’identifier des sources d’économie. » Une levée de fonds, de 300 à 500 k€, est envisagée courant 2019 afin d’accélérer le déploiement de l’application web auprès des grands comptes.
Mobeetip vise à valoriser la sobriété économique, dans un rapport gagnant-gagnant. Son modèle économique? « Nous prenons une commission sur les économies, ce qui permet de distribuer le service gratuitement et d’assurer un retour sur investissement au client : nous sommes payés au succès », résume Jérôme Delorme. Mobeetip ne s’intéresse pas qu’aux seules économies réalisées sur le billet d’avion ou la chambre d’hôtel d’un voyage d’affaires, elle analyse également les économies faites en termes de consommation d’énergie comme la baisse de la consommation de papier, l’usage de la flotte de véhicule… Elle est à ce titre dans la mouvance Tech for good et membre du syndicat Fest (France Eco-Sociale Tech), émanation de France digitale. Incubée par le Bic de Montpellier, Mobeetip est co-incubée par le pôle d’ESS Realis. « Nous sommes aussi une entreprise attachée à produire un impact social. Ce qui se joue derrière la richesse de ces données d’entreprise, c’est le partage de la valeur dans l’entreprise, poursuit le co-dirigeant. La réussite d’un tel outil repose sur le volontariat. C’est une condition sine qua non. L’enjeu est d’embarquer les salariés dans cette logique. »










