À mi-chemin entre l’escape game et le jeu vidéo, Gear Project intéresse les investisseurs
À mi-chemin entre l’escape game et le jeu vidéo, le producteur d’attractions Gear Project, installé dans le bâtiment Cap Alpha du Business Innovation Center (BIC) de Clapiers, veut lever 400 k€. L’association montpelliéraine Melies Business Angels a déjà répondu présent. L’idée est de frapper dans un second temps à la porte de Bpifrance pour obtenir un prêt complémentaire de 200 k€. Objectif principal ? « Soutenir l’effort commercial en Europe », explique le cofondateur Gilles Raymond. Lancée en 2018, la start-up a conçu et assemblé cinq sous-marins de 30 m2, vendus autour de 75 k€ l’unité. De Paris à Genève en passant par Bensheim (Allemagne), ceux-ci sont exploités par des escape games qui accueillent le public. Quatre à six participants, en mode team building ou enterrement de vie de garçon, prennent les commandes du sous-marin, réalisent des missions... Le jeu vidéo en immersion dure une heure. Gear Project, qui gère à distance la maintenance, touche 10 euros des 30 euros dépensés par joueur. « En parallèle, on vend des logiciels à des complexes de loisirs possédant des sous-marins », ajoute Gilles Raymond.
Deux anciens d'Ubisoft
L'informaticien de 47 ans, passé par des secteurs variés tels que l'armement, la banque et l'industrie, compte deux associés: Philippe Blandin, directeur financier, et Adrien Vert, ancien game designer chez Ubisoft. L'entreprise, qui emploie un programmeur de jeu vidéo, ex-Ubisoft lui aussi, n'a pas été fragilisée par le confinement, car « nos process sont agiles, on travaille avec des outils à distance et on a un carnet de trois pré-commandes », raconte Gilles Raymond. Gear Project table cette année sur un chiffre d'affaires de 550 k€, contre 300 k€ en 2019.










