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Lozère
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Biotechs - Santé
| 26/03/2019

Médico-social : Le Clos du Nid se renforce en Lozère

En Lozère, près d'un quart de la population active (33 977 actifs en 2015 d'après l'Insee) travaille dans le médico-social. Parmi les poids lourds de ce secteur : l’association Le Clos du Nid, créée en 1955 et aujourd'hui présidée par Jacques Blanc, ancien président de la Région Languedoc-Roussillon. Implantée à Marvejols, elle prend en charge plus de 1 000 personnes en situation de handicap à travers 21 établissements (maisons d’accueil spécialisées, travail dans les Esat, foyers de vie). Elle vient d’être référencée auprès du CHU de Montpellier pour la prise en charge de l’autisme et lance au printemps, toujours à Marvejols, la construction d’un nouvel institut médico-éducatif (IME, destiné aux moins de 20 ans), pour un investissement de 5 M€. Autre projet immobilier : la rénovation de l’institut médico-professionnel « Le Galion », qui forme des jeunes venant de l’IME et s’orientant vers des entreprises de travail adapté, des CAP ou des BEP… Les travaux sont évalués à 2,5 M€. Doté d’un budget annuel de 59 M€, abondé principalement par l’État et le Département de la Lozère, Le Clos du Nid salarie 950 personnes.

Place du handicap
Son directeur général, Patrick Julien, est aux commandes de la puissante association depuis le début de l’année. Il était jusqu’à présent directeur de l’hôpital Lozère à Mende. À Marvejols, ville dont le directeur général est natif, les personnes en situation de handicap font partie de la vie de la cité. Ils représentent 10 % de la population, soit environ 400 habitants (300 travailleurs et 100 dans des foyers occupationnels) sur 4 500. D’après Patrick Julien, le regard porté sur le handicap s’est certes amélioré, mais la vigilance reste de mise. « Le monde d’aujourd’hui est très dur. Sans avoir l’air d’y toucher, la société glisse vers des tendances uniformisatrices, voire eugéniques. Nous nous battons pour la dignité de ces femmes et de ces hommes. Si on ne les prend pas en charge correctement, c’est la civilisation qui recule. » Le directeur général entend interpeller la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel. « Il manque 6 000 places pour l’autisme en France, confie-t-il. Et il y a des listes d’attente pour toutes les pathologies. »

Gare au virage inclusif
Il tient à nuancer le virage inclusif impulsé par les pouvoirs publics « depuis cinq ans », qui consiste à vouloir intégrer le plus possible les handicapés dans la vie ordinaire et ce sur fond de coupes budgétaires. D’après Patrick Julien, « le balancier va trop loin. Selon la lourdeur du handicap, l’inclusion ne doit pas être traitée de la même façon. Il ne faut pas déstabiliser des institutions qui ont fait leur preuve en matière d’amélioration de la situation de personnes handicapées, dont certaines le sont très lourdement ». Un message qu’il compte marteler, dans ses nombreux déplacements, pour le Comité d’entente (Paris), regroupant l’ensemble des associations dédiées au handicap, l’Agence régionale de santé ou encore l’Uriopss (Union régionale interfédérale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux) Occitanie, à Montpellier et Toulouse.

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