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Région Occitanie / Languedoc-Roussillon
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Syndicats - Fédérations - Associations
| 25/09/2018

Masters de La Lettre M : Blandine Mulliez défend l’entrepreneuriat pour tous

Photo André Hampartzoumian.

Relier l'économie et la société. Donner du sens à sa vie d'entrepreneur, en finançant des actions à forte dimension sociétale. C'est le cœur du message délivré lundi soir à Montpellier par Blandine Mulliez, présidente des 23e Masters de La Lettre M, et présidente de la Fondation Entreprendre (fondation d’utilité publique), devant 700 décideurs et de nombreux élus. « La mission de la fondation est de permettre à chacun d’entreprendre sa vie. On se bat pour que la France soit dynamique, entreprenante, en sensibilisant au travers de l’entreprise des plus jeunes aux plus anciens et ceux qui sont éloignés du travail. L’entreprise en elle-même a beaucoup d’intérêt, car elle crée de l’emploi et développe de l’économie », déclare la présidente, lilloise d'origine.
La fondation a créé cinq grands programmes et accompagne en Occitanie, notamment à Montpellier et Toulouse, « Entreprendre pour apprendre », « Mini entreprise », « 100 000 entrepreneurs », « 60 000 rebonds », et surtout Réseau Entreprendre en Occitanie, via les deux antennes, Garonne (président : Michel Thibert) et Méditerranée* (président : Christophe Derré). « Ce réseau manque de mentors et d’experts. Je vous invite à venir avec votre personnalité pour aider des entrepreneurs de votre territoire à développer l’économie », déclare Blandine Mulliez, en interpellant les dirigeants présents. La fondation démarre le programme « Les éclaireurs », pour inciter les seniors à créer des entreprises. Cette dernière a insisté sur l’entrepreneuriat au féminin, avec la création de Mooc, et la sensibilisation des jeunes au monde de l'entreprise, notamment en milieu scolaire. Blandine Mulliez insiste sur la « quête de sens au travail » recherchée par les jeunes. La Fondation Entreprendre est active en matière d'accompagnement des dirigeants à la transmission de leur entreprise. « Les reprises d'entreprises sont peu médiatisées, mais à chaque fois, c'est des emplois sauvés, et c'est une sortie par la grande porte pour le dirigeant », déclare-t-elle. 

* Le Réseau Entreprendre Occitanie Méditerranée fête ses lauréats le 4 octobre à Montpellier (Groupe Tressol Chabrier, 905 rue de l'industrie, à partir de 18h). 
Sur inscription : https://www.weezevent.com/fete-des-laureats-2018-reseau-entreprendre-occitanie-mediterranee

L'entrepreneuriat au féminin
La fondation a développé un partenariat avec l'assureur Axa. « 
Une étude valide le fait que des femmes rencontrent des problèmes pour lever des fonds. Elles ont de l’ambition, et n’osent pas le dire ! Elles sont plutôt raisonnables par rapport aux hommes. Et elles ne connaissent pas forcément les réseaux dans lesquels il faut allerNous avons ainsi créé un groupe et lancé une formation en ligne sur les modes de financement de son entreprise (formation gratuite, durée : cinq semaines), pour aider les femmes à entreprendre. 3 500 femmes ont suivi ce groupe. La 3e édition démarre aujourdhui ! S’il y a des femmes qui ont envie d’entreprendre, elles peuvent aller sur « des elles pour financer son entreprise », explique-t-elle. La fondation accompagne d’autres associations tournées vers l’entrepreneuriat au féminin comme aussi Femmes de Bretagnes (9 000 entrepreneuses qui réseautent). « On va les aider à créer Femmes des territoires afin que toutes les femmes des territoires puissent réseauter entre elles », précise-t-elle.

Pousser les jeunes à se révéler
La fondation promeut aussi la création d’entreprise auprès des jeunes et notamment ceux décrochent du système scolaire afin de susciter des vocations auprès de ceux et celles qui deviendront les entrepreneurs de demain. « 
Le programme Graines d’entrepreneur nous permet de toucher tous les élèves et les enseignants. On accompagne sept associations différentes comme « 100 000 entrepreneurs », « entreprendre pour apprendre »,… qui vont dans les écoles appuyées par un témoignages d’un entrepreneur. C’est génial, car la jeunesse pose des questions de bon sens ! », indique-t-elle. La fondation via le réseau Etincelle va chercher les jeunes repérés comme décrocheurs scolaires, mais qui ont « envie de s’en sortir ». Par l’exercice de la création d’entreprise, « ils pitchent leur projet d’entreprise devant des entrepreneurs et apprennent à s’adapter. 80 % repartent en formation, en alternance », souligne-t-elle. 

Véronique Coll / coll@lalettrem.net
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