L'usine nouvelle génération de St Mamet opérationnelle
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L’usine nouvelle génération de St Mamet, spécialiste des fruits transformés (100 M€ de CA, 150 salariés), reçoit le 26/9 à Vauvert la visite de Carole Delga, présidente de Région, ainsi que de l'ensemble des financeurs de l'industriel. Deux ans et près de 10 M€ d’investissement plus tard, Matthieu Lambeaux, dirigeant de St Mamet, « prouve que faire travailler ensemble l’industrie et l’agriculture, c’est possible. » Truffée de nouvelles technologies, certaines venant directement du Japon, l’usine a reçu de la Région une aide de 350 k€. 250 k€ supplémentaires seront délibérés lors de la prochaine session du conseil régional le 13/10. « 130 emplois ont été pérennisés et l’usine a les moyens de monter à 400. 31 emplois ont été créés. Rien n’avait été fait depuis 30 ans et l’usine était sur le point de fermer », déclare Carole Delga. C’est d’ailleurs ce que voulait faire un autre repreneur potentiel, se souvient Matthieu Lambeaux : « Andros proposait de racheter St Mamet pour 5 M€ et de fermer l’usine. Tous mes concurrents me disait que c’était une cause perdue. Je remercie au passage nos actionnaires (le fonds Florac, NDLR). »
Nouvelles technologies
La présidente de Région a pu bénéficier d’une visite privée. « Il se passe 6 minutes entre le moment où le fruit est pelé et celui de sa mise en boîte via un circuit à sec, explique Frank Gaudet, directeur des opérations. Il fallait compter auparavant 25 minutes entre ces deux opérations à l’aide de convoyeurs hydrauliques qui faisaient perdre beaucoup de saveurs aux fruits. »
Aléas climatiques
Depuis de nombreuses années, l’acteur industriel St Mamet se fournit auprès de la coopérative agricole Conserve Gard via des contractualisations sur 20 ans. Pour une première collaboration avec la nouvelle équipe de St Mamet, la conjoncture aurait pourtant pu être meilleure, reconnaît Thierry Meynier de Salinelles, président. « Les volumes sont là, mais c’est au niveau qualitatif que cela pose problème. Pour faire du fruit en sirop, il faut du top. L’urgence a été de tout ramasser mais les comptes ne seront pas forcément bons pour les exploitations cette année. Si nous faisons -15 % ce sera bien, mais je crains que ce soit plus », redoute-il. La chaleur de l’été et surtout la faible amplitude des températures entre le jour et la nuit n’auront pas permis aux fruits de grossir correctement. Résultat : les fruits, en particulier les pêches (4.000 tonnes) passent dans une autre catégorie de prix.










