L’usine Bosch de Rodez à l’heure de la diversification
En déplacement à l’usine Bosch de Rodez le 26 février, Agnés Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, a rappelé son engagement aux côtés de la direction, des salariés et des élus locaux. En jeu, l’avenir du site aveyronnais de l’équipementier automobile allemand confronté à la chute des ventes des véhicules diesel. « Il n’y aura pas de rebond de ce marché. Le Gouvernement est donc mobilisé pour aider à la transition des activités de cette usine touchée par la baisse de ses ventes », a notamment déclaré la secrétaire d’État avant d’évoquer les axes potentiels de diversification envisagés pour cette unité spécialisée dans la production d’injecteurs dédiés aux moteurs diesel. Six pistes sont évoquées dans le cadre de cette réorganisation, dont l’aéronautique. « Aucune annonce concrète susceptible de rassurer élus et salariés n’a été faite. Et si le marché du diesel continue à baisser, nous n’arriverons pas à sauver le site et ses 1 543 salariés avec les plans de diversification envisagés », commente Yannick Anglarès, secrétaire du syndicat CGT Bosch Rodez. Seule note positive, la proposition, avancée par Bruno Lemaire, ministre de l’Économie, d'attribuer la vignette Crit'Air 1 aux véhicules diesel récents. « Si elle pourrait freiner la baisse des ventes, elle ne garantit pas pour autant la pérennité de l’activité », poursuit le représentant des salariés. D’ores et déjà, 300 emplois pourraient être supprimés sur le site à l’horizon 2020, avec la possible fermeture d’une ligne d’injecteurs common rail (rampe commune).










