Limatech perd son investisseur russe
La société toulousaine Limatech, qui développe une batterie au lithium dédiée à l'aéronautique, a perdu l’investisseur russe auprès duquel elle devait lever 10 M€, a indiqué à La Lettre M Florence Robin. « Ce tour de table devait compléter le financement de 10 M€ remporté auprès du Conseil européen de l’innovation, a expliqué le 4 mars la présidente de la start-up. Nous avions cherché en priorité des investisseurs français et européens mais cela n’avait pas abouti. Nous nous étions donc tournés vers d’autres pays. Un fonds russe très sérieux avait répondu favorablement. Mais compte tenu du contexte géopolitique actuel, nous sommes obligés de lui tourner le dos. » Limatech en appelle à des « solutions européennes ».
Lancement en 2023
Pour Florence Robin, il en va de la « souveraineté européenne ». « Cette levée doit nous permettre de poursuivre notre industrialisation, de développer de nouveaux projets et d’élargir notre modèle économique », a-t-elle expliqué. Fondée en 2016 par Florence Robin, Maxime Di Meglio et Marc Béranger, l'entreprise prévoit que ses batteries « vertes » – qui doivent être lancées en 2023 – puissent à terme remplacer les technologies les plus polluantes et toxiques de façon à réduire sensiblement l'impact carbone du trafic aérien. La société de 18 salariés devrait compter 40 personnes d’ici à l’an prochain.










