Ligne ferroviaire nouvelle Montpellier-Perpignan : les chiffres pour la faire…
D’ici à 2020, le trafic TER en LR devrait presque doubler (de 5,8 à 10,8 millions de voyageurs), les voyageurs longue distance passer de 10,5 à 18 millions et le fret de 11,7 à 19,6 millions de tonnes. C’est ce qui ressort du troisième comité de pilotage des études préalables au débat public (prévu fin 2008) de la Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan, qui s’est déroulé le 6 juillet à la préfecture de Région à Montpellier. Réseau Ferré de France (RFF) animera ce jeudi 12 juillet la première réunion du comité partenarial d’information, censé informer les acteurs institutionnels et créer un cadre d’échanges.« L’infrastructure actuelle devrait être saturée avant 2020 entre Montpellier et Narbonne », indiquent RFF et la préfecture de Région dans un communiqué.Rien n’indique que le projet, dont le coût estimatif oscille entre 3 et 4 Md€, se concrétisera. On en est encore à définir les « familles de services » liées au « chaînon manquant » : vitesse, transport longue distance voyageurs et fret, report modal fret, renforcement de l’infrastructure existante ?
Place à la 2e phase d’étude
Aujourd’hui, place à la deuxième étape des études préfonctionnelles, qui mettra en perspective la situation de référence (2020) sans ligne nouvelle - structure du réseau ferré, analyse des marchés fret/voyageurs, prévisions de trafic. S’ensuivra une phase où seront identifiés les besoins fonctionnels auxquels le projet devra répondre.Les études relatives au projet de Ligne nouvelle Montpellier-Perpignan (2,7 M€) sont conduites par RFF et la SNCF et financées par l’Etat, la Région LR, RFF, SNCF et 11 collectivités (conseils généraux et communautés d’agglomération).
Le contournement Nîmes-Montpellier toujours bloqué
Pour rappel, le contournemement mixte de Nîmes et Montpellier (60 km, 1,4 Md€), déclaré d’utilité publique en mai 2005, n’a toujours pas de plan de financement. Claude Liebermann, nommé fin 2006 pour trouver une solution, attend la définition de la politique de financement des TGV du nouveau grand ministère de l’Ecologie, du développement et de l’aménagement durables de Jean-Louis Borloo (La Lettre M n° 1016 du 19 juin).Et côté espagnol, Madrid a annoncé le 8 juin trois ans de retard (2012 au lieu de 2009) dans la livraison de la ligne à grande vitesse entre Barcelone et Figueras.Bref, entre Nîmes et Barcelone, la future section internationale Perpignan-Figueras (44 km, mise en service en février 2009) est isolée.H.V.










