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Institutions
| 15/12/2016

L'État renonce à ouvrir un Epide à Nîmes

Coup de théâtre dans le dossier de création d’un Établissement pour l'insertion dans l'emploi (Epide) à Nîmes. Alors qu’en octobre, la direction générale de ces établissements, dont l’un doit également ouvrir à Toulouse, venait dévoiler dans le détail son projet d’installation dans les murs d’un ancien collège (La Lettre M du 28/10/2016), l’État a fait marche arrière. « C’est révoltant », s’emporte le président du conseil départemental, Denis Bouad (PS), lors du vote du budget de sa collectivité, le 15/12. C’est en effet seulement en début de semaine que l’élu a été informé de la décision de l’Etat, alors même que les personnes embauchées devaient débuter leur travail au 1/1. Élu d’opposition et élu à la Ville de Nîmes, Laurent Burgoa (LR) a soutenu le propos du président Bouad. « Hélène Geoffroy, secrétaire d'État chargée de la Ville, vient à Nîmes lundi… Nous l’attendons de pied ferme ! », tonne-t-il. Pour motiver son refus de finalement s’installer dans les murs de l’ancien collège Bigot, la direction générale de l’Epide aurait évoqué un coût finalement trop important. Elle souhaiterait notamment voir baisser le loyer établi à 300 k€ annuel par le département. « L’Epide a toujours parlé d’un projet de rénovation des bâtiments à 4 M€ et là, au moment de sortir l’appel d’offres, il parle de 8 M€… Ce n’est pas sérieux », lance Denis Bouad. L’Epide promettait la création de 54 emplois directs et la formation de 150 volontaires pour l’insertion. Selon nos informations, la direction générale de l’établissement chercherait toutefois un nouveau point de chute, toujours dans le Gard. 

Guillaume Mollaret
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