Les promoteurs toulousains lancent un cri d’alarme aux élus
Avec moins de neuf mois de stock de logements neufs dans l’aire urbaine toulousaine, la pénurie de l’offre impacte l’activité de la centaine de promoteurs immobiliers active sur ce marché. Une situation directement liée à la baisse du nombre de logements autorisés par les collectivités. « Nous lançons un appel à l’aide aux élus pour qu’ils délivrent davantage de permis de construire, explique Laëtitia Vidal, présidente de l’ObserveR de l’immobilier toulousain. Ce déficit se traduit notamment par une hausse des prix de l’ordre de 4,5 % à Toulouse, avec une moyenne de 4 518 €/m2. » Conjuguée à l’augmentation du coût des matériaux de construction, cette pénurie entraîne également une baisse des marges des professionnels du secteur.
Concrètement, si les mises en vente de logements neufs ont progressé de 17 % dans l’aire urbaine toulousaine au premier semestre 2022 par rapport à la même période en 2021, avec un total de 2 741 opérations, ce résultat reste inférieur aux volumes mis à l’offre avant la crise sanitaire. En 2018 et 2019, le nombre de logements neufs mis en vente au premier semestre atteignait en effet respectivement 4 500 et 3 800 unités, rappelle Laëtitia Vidal. Autre signal négatif : les ventes à investisseurs – traditionnellement élevées à Toulouse et dans les communes limitrophes – reculent de 22 % sur un an. Les ventes en bloc réalisées notamment auprès des bailleurs sociaux affichent également un net repli, avec 286 lots commercialisés au premier semestre, soit une baisse de 80 %.










