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Haute-Garonne
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Commerce - Artisanat
| 11/03/2022

Les peintures biosourcées Colibri en grande distribution

Colibri, fabricant de peintures biosourcées toulousain, élargit ses canaux de distribution. L’entreprise qui a ouvert son premier magasin à l’Union en Haute-Garonne en juin est désormais distribuée par trois enseignes E.Leclerc. « Nous espérons être référencés nationalement chez E.Leclerc à la fin de l’année », a confié Cédric Laurent, dirigeant de l'entreprise, le 9 mars à La Lettre M. Également en discussion avec une grande enseigne de bricolage, il précise cependant que « le canal digital reste prioritaire ». Ainsi, les peintures Colibri seront bientôt disponibles sur trois market places (Leroy Merlin, BricoMan et ManoMano). L’entreprise, qui a écoulé 100 000 litres de peinture en 2021, prévoit de tripler les volumes en 2022.

Élargissement de la gamme
La petite marque née en 2018 poursuit son envol. Après avoir multiplié son chiffre d’affaires par quatre entre 2019 et 2020, puis par deux entre 2020 et 2021, elle prévoit, a minima, de le tripler en 2022. « Treize nouveaux magasins E.Leclerc nous ont déjà fait part de leur intérêt », a expliqué Cédric Laurent. En 2022, Colibri prévoit d’élargir sa gamme de peintures biosourcées, avec de nouvelles couleurs (198 existent déjà) et de nouveaux usages. La marque prévoit également de développer son offre Click & Paint. « Il s’agit d’un service anti-gaspillage qui consiste à ne plus acheter la peinture au litre mais au mètre carré », a expliqué le chef d’entreprise. Car selon une étude menée par l’entreprise, « 74 % des Français déclarent jeter de un à deux pots de matériel de bricolage par an et près de 20 jusqu'à cinq ».

Un engagement environnemental
Colibri, qui propose des peintures issues à 95 % de produits biosourcés veut aller plus loin dans sa démarche environnementale. « Nous avons recruté une doctorante de l’Ensiacet (école d’ingénieurs toulousaine, NDLR), qui réalise de la recherche fondamentale pour trouver un moyen de remplacer toutes les molécules issues de la pétrochimie », indique l'entrepreneur. Pour atteindre cet objectif, Colibri, qui investit 500 k€, est accompagné par Bpifrance. « Nous souhaitons déclencher une véritable rupture industrielle dans le domaine de la peinture », a affirmé Cédric Laurent qui déplore que les grands industriels de la peinture ne se mobilisent pas davantage pour trouver des formules plus respectueuses de l'environnement et de la santé. « De nombreuses peintures contiennent des perturbateurs endocriniens », a-t-il expliqué.

Bérengère Bosi / bosi@lalettrem.net
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