Les négociations débutent chez Derichebourg Aeronautics Services
Les salariés de Derichebourg Aeronautics Services ont été invités par le syndicat Unsa Aérien SNMSAC à se rassembler le 2 juin devant le siège de l'entreprise, à Blagnac, afin de dénoncer l'“accord de performance collective” proposé par la direction. Comme évoqué dès le 13 mai par La Lettre M, la filiale du groupe français Derichebourg traverse actuellement un trou d'air. Pour faire face à ses difficultés, l'entreprise de 1 700 salariés (dont 900 à Blagnac) propose à ses collaborateurs de renoncer à certains acquis sociaux. Des sacrifices qui, s'ils étaient consentis, permettraient de repousser un potentiel PSE concernant plus de 700 salariés. Des chiffres que l'entreprise ne commente pas, tandis que des négociations s'ouvrent du 2 au 10 juin.
« La direction paraît très pressée, grince Laurent Calvet, secrétaire national de l'Unsa Aérien SNMSAC. Il nous semble que tout cela est prématuré, alors que le plan de soutien à la filière aéronautique doit être dévoilé dans les prochains jours. Par ailleurs, les pertes de la société sont largement absorbables. Pourquoi tant de précipitation ? Nous sommes fermement opposés à la signature de cet accord, d'autant que la direction ne nous dit pas combien d'emplois cela pourrait sauver. » De son côté, Jean-Marc Moreau, secrétaire général FO, syndicat majoritaire chez Derichebourg Aeronautics Services, entend, lui, « rentrer dans les négociations afin de repousser au maximum le PSE, pour sauver de l'emploi ». S'il confirme que « les délais proposés sont très courts », il estime néanmoins qu'« un accord est possible, si nous sommes entendus ».










