Les motos nîmoises Sherco présentes sur le Dakar 2019
Créé en 1998, le constructeur de motos enduro et trial Sherco, basé à Nîmes, surfe sur une croissance annuelle à deux chiffres : le chiffre d’affaires a bondi de 9 M€ en 2010 à 33 M€ l’an dernier. 70 % de l’activité est réalisée à l’export. Sherco a commercialisé l’an dernier quelque 7 000 motos dans 66 pays. Une évolution que le directeur général, Thomas Teissier, explique par « un bon rapport poids/puissance/maniabilité » des modèles, le succès commercial de la motorisation 300 4T lancée en 2014 et la montée en puissance d’un pôle R&D important, investissant environ 2 M€ par an. Sherco est présent sur l’actuel Dakar 2019, avec quatre pilotes en lice (dont un abandon, suite à une chute, à l’heure où nous publions ces lignes), et un cobranding avec le troisième constructeur indien, TVS. « Nous sommes chaque année sur le Dakar. Cela représente un gros budget, mais c’est important en termes de communication. » Le constructeur gardois s’affiche sur le championnat du monde d’enduro (titre de champion du monde en 2016) et enduro extrême, championnat du monde trial, et en rallye sur des compétitions telles que, au Maroc, Merzouga Rally, la Panafrica et le rallye du Maroc et, en Espagne, la Baja Aragon.
Clientèle aisée
L’assemblage s’opère à Nîmes, dans une nouvelle usine livrée il y a deux ans, et à Barcelone. La clientèle est composée de particuliers aisés L’année 2019 est marquée par une volonté de conquête du marché nord-américain, qui devrait représenter « entre 30 et 50 % du chiffre d’affaires à terme ». Particularité de cette PME familiale, créée par Marc Teissier, père de Thomas Teissier et toujours président : les dirigeants et un bon nombre des 90 salariés sont des passionnés de moto. Avec une certaine pression sur les épaules : « Chaque nouveau projet représente plusieurs M€ d’investissement. On ne peut pas se tromper. » Les projets avancent avec des binômes ingénieurs/techniciens, « l’important étant le partage d’expériences ». Voilà aussi l’une des clés de la réussite, dans un secteur où peu d’acteurs français ont percé dans le secteur.









