Les métropoles, moteurs de la dynamique économique
Cadre environnemental, santé et sécurité, accueil des entreprises, coût du logement, performance du marché immobilier tertiaire, dynamisme démographique, innovation et nouvelles technologies, ouverture à l’international… : près de 75 indicateurs, collectés auprès d'une vingtaine de sources officielles, ont été compilés par le réseau de conseil en immobilier d’entreprise Arthur Loyd pour établir le baromètre 2019 de l'attractivité et du dynamisme des métropoles françaises, dévoilé le 6 novembre.
Quelle place pour l’Occitanie ? Côté emploi, Toulouse et Montpellier se classent respectivement 2e (derrière Lyon et devant Nantes) et 8e pour la progression de leurs effectifs salariés entre 2014 et 2018, avec 18 000 créations nettes d'emploi sur cette période pour l'une et un peu moins de 8 000 pour l'autre (+ 9 % pour chacune par rapport à 2008-2014). En termes d'attractivité, les résultats varient un peu, d'autant que les deux villes ne figurent pas dans les mêmes catégories : très grandes métropoles de plus d'1 million d'habitants pour Toulouse et grandes métropoles (de 500 000 à 1 million d'habitants) pour Montpellier. La capitale régionale se classe 2e par son indice d'attractivité (derrière Lyon et devant Bordeaux) et Montpellier 4e (derrière Nantes, Rennes, Grenoble et devant Strasbourg).
Si Toulouse se maintient en 2e position de sa catégorie c'est grâce à sa concentration de cadres et son taux de diplômés - les plus forts, toutes métropoles confondues -, une vigoureuse croissance de sa population 15–29 ans, mais aussi de très bons indicateurs de R&D. « En continuant sur cette bonne lancée, pourra-t-elle enfin détrôner sa rivale lyonnaise l'année prochaine ? », s'interroge la société Arthur Loyd. Quant à Montpellier, elle « progresse d’une place mais rate le podium de très peu cette année ». En cause, « un score mitigé en qualité de vie », en raison notamment « d’un coût du logement élevé » et « d’un réseau de transports en commun moins développé qu’à Nantes, Strasbourg ou Grenoble », pointe l'étude.
Pour Arthur Loyd, une chose est sûre : le fossé se creuse entre les grandes métropoles, attractives et créatrices d’emploi, et le reste du territoire. Concrètement, sur 205 000 créations nettes d’emploi dans le secteur privé en France l'an dernier, 39 % se concentrent dans l'aire du très grand Paris, 45 % dans les grandes et très grandes métropoles régionales et 16 % dans le reste de la France - contre 38 % en 2017. Une réalité dont doivent tenir compte les élus, qui plus est à l’approche des élections municipales 2020.










