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Région Occitanie
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Agri - Agro
| 22/10/2018

Les entreprises régionales exposent leurs innovations au Sial

Le salon international de l’alimentation (Sial) a ouvert ses portes le 21 octobre et depuis, c’est un flot ininterrompu de visiteurs français et beaucoup internationaux qui foule le sol du parc des expositions Paris Nord Villepinte. Sur les près de 7 200 exposants venus du monde entier, une quarantaine est de la région Occitanie, les uns accompagnés par l’agence de développement économique Ad’Occ, les autres venus par leurs propres moyens. Tous y viennent pour développer l’export, et présentent à l’occasion des innovations. Premier hall, première halte, dans l’univers de la boisson. La start-up biterroise Le Petit Béret (8 salariés) lance à l’occasion du Sial la gamme bio de son vin sans alcool. Elle y présente également une nouvelle boisson, Feelness, dédiée au marché du snacking. Incubé depuis peu par PepsiCo Nutrition Greenhouse, Fathi Benni, le fondateur-dirigeant du Petit Béret, ne cache pas son souhait « de se rapprocher d’un grand groupe pour en devenir une filiale ». Ce rapprochement lui permettrait de trouver les 2 M€ nécessaires au financement de sa croissance. La start-up cherche un directeur commercial et un directeur export. Autre allée, autre produit, place au jus de baobab de la start-up montpelliéraine Matahi (4 salariés, 34) : « Nous sommes à la recherche de distributeurs étrangers », confie Raphaël Girardin, le dirigeant. Approvisionné par une coopérative béninoise en poudre de baobab, Matahi enregistre entre 2017 et 2018 une croissance de 44 % avec 650 k€ de CA attendu cette année.

Occitanie
On s’enfonce dans le Sial pour rejoindre le hall dédié aux régions de France. C’est là que se trouvent les stands battant pavillon Sud de France et région Occitanie avec 35 entreprises régionales. Installée à Castelnaudary (11), la Maison Rivière (90 salariés sur trois sites, près de 25 M€ de CA) a construit sa réputation sur sa recette de cassoulet. Lors de la précédente édition du Sial en 2016, l’Audois lançait les tartinables et aides culinaires Aroma One sous forme de tube. Cette année Maison Rivière présente six références en format tube mais cette fois-ci de coulis sucré. « Nous travaillons en ce moment sur tout ce qui est végétal, sur des produits à base d’algues, ajoute Stéphane de Checchi, directeur national des ventes. Le lancement se fera peut-être en 2019. Nous travaillons également sur un cassoulet végétal. » Le site de transformation de la maison Rivière à Castelnaudary va se doter en 2019 d’une ligne de barquette micro-ondable. « Pour faire face aux regroupements d’entreprises du plat cuisiné qui s’opère sur le plan national, nous nous tournons vers la premiumisation. Nous sommes des challengers, il nous faut des recettes qualitatives. Le consommateur veut du sain, avec du goût, c’est-à-dire fabriqué en France et avec des produits français. Nous sommes sur ce segment depuis deux ans », poursuit le directeur des ventes. A ce jour l’export représente 15 % du CA. Un bureau a récemment ouvert aux États-Unis.
Voisin de stand de la maison Rivière, le groupe Cofigeo possède quatre sites en Occitanie : un à Rodez (12) avec les produits de restauration collective Soulié, un site à Lourdes (65) avec le corned-beef Toupnot, deux sites, à Capdenac (46) et Sainte-Livrade-sur-Lot (46), pour sa marque Raynal et Roquelaure. En Occitanie, le groupe emploie près de 450 personnes. Il y a quelques mois, le groupe a repris la marque William Saurin. « Notre innovation consiste à proposer des mix légumes dans des contenants en plastiques, explique Jérôme Foucault, président de Cofigeo. En ce qui concerne notre stratégie avec William Saurin, nous la dévoilerons dans quelques mois. » De son côté, la coopérative oléicole L’Oulibo (5 M€ de CA, 11) cherche à séduire les jeunes en lançant un petit format pour ses olives Lucques, les rendant ainsi plus accessibles en termes de prix.

Export
Implanté à Gimont (32), le fabricant de foie gras, terrines et produits du terroir Les Ducs de Gascogne (85 salariés) redresse la barre depuis son rachat par Cyril Jollivet et son épouse en 2017. Le salon Sial marque le lancement d’un tartinable de fromage exclusivement. Le produit a été sélectionné par les Grands prix Sial Innovation 2018. « L’export représente 7% de notre activité (12 M€ de CA, NDLR), nous le relançons », indique le PDG. De l’autre côté de la région, en bord de Méditerranée, l’entreprise sétoise Azaïs Polito (30 salariés, 3 M€ de CA) a vu elle aussi deux de ses produits repérés par les Grands prix Sial Innovation : une rillette de poulpe et une brandade de morue à la truffe. « La tendance est au tartinable haut-de-gamme, confie Véronique Britto, directrice commerciale. On s’inscrit dans une tendance au naturel. La manière dont on fabriquait les produits avant revient au goût du jour. Les industriels nous poussent à être plus agressifs dans notre politique commerciale car, maintenant que cela est vendeur, ils communiquent à grand renfort de packaging et de marketing, sur l’aspect terroir de leur produit. C’est devenu le terroir-caisse ! » L'entreprise sétoise a créé un service export en 2017- 7 % du CA à ce jour. Toujours nombreux en cette fin d’après-midi, les visiteurs poursuivent leurs rendez-vous et leurs découvertes. Dès demain, 9h30, les portes du Sial se réouvriront pour une nouvelle journée d’échanges.

Nelly Barbé, en direct depuis le Sial
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