la lettre M

Hérault
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Institutions
| 13/10/2020

Les dossiers de 3M en matière de développement économique

L'agence de développement économique
Comme La Lettre M l'annonçait début septembre, Alex Larue, ex-candidat LR aux dernières élections municipales de Montpellier et avocat d’affaires, sera le président de la future agence de développement économique de Montpellier Méditerranée Métropole (3M). La composition de l’équipe opérationnelle est quant à elle en cours. D’ici à six mois,
« le foncier et le tourisme seront les deux premiers thèmes sur lesquels l’agence va se pencher, indique Hind Emad, vice-présidente de 3M chargée du développement économique. L’enjeu sera de trouver des partenariats au niveau des intercommunalités, d'une zone allant de Nîmes à Sète. En ce qui concerne le foncier, il manque des surfaces dans la métropole pour faire des zones, de production et artisanales, et, dans une moindre mesure, de bureaux. L’enjeu est d’équilibrer le parc actuel. » Si la création de nouvelles zones d’activité est annoncée, « pour autant, l’idée n’est pas d’aller trop vite. Il faut réfléchir à une autre manière de faire et cela prend du temps », rappelle-t-elle.

La Med Valley
Autre projet annoncé par la nouvelle équipe, la création d’une Med Valley autour des thématiques de la santé, du bien-être, de l’alimentation et de l’environnement. « L’objectif est de capitaliser sur ce qu’on a, insiste l'élue. Nous n’avons pas la prétention de savoir à l’avance ce qu’il faut faire. Nous réunissons des acteurs institutionnels, publics et privés et nous co-construisons. » La feuille de route finalisée est attendue en début d'année prochaine.

La dimension sociale
La vice-présidente chargée du développement économique estime aussi qu'il faut « tracer les perspectives pour une future époque où les besoins des travailleurs – qui sont étudiants aujourd’hui – seront différents. On le voit avec le développement du télétravail notamment, on se prépare aussi à une mutation des métiers, les fameux métiers de demain, dont on ignore encore beaucoup ». En ce qui concerne l’industrie de production, « plus qu’une industrie positive, c’est d’une économie positive dont nous avons besoin où sont intégrées les dimensions sociales et environnementales, au bénéfice de l’ensemble de la population. » Ces questions doivent être abordées le plus tôt possible, notamment chez les étudiants entrepreneurs.
« Cette appétence des jeunes pour la création d’entreprise est de plus en plus forte car elle leur permet de donner du sens, de ne pas subir une politique d’entreprise qui ne leur correspond pas, poursuit Hind Emad. Il faut combler certains manques en intégrant des incubateurs dans les établissements. »

Nelly Barbé / barbe@lalettrem.net
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