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Région Occitanie
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Conjoncture
| 19/01/2021

Les défaillances d’entreprises en recul de 40 % en 2020

Avec un total de 2 704 procédures - soit le plus bas niveau observé depuis 1987 -, les défaillances d’entreprises ont reculé de 40,1 % en 2020 en Occitanie, selon le bilan annuel établi par le groupe Altares. La baisse s’élève à 30,6 % en ex-Languedoc-Roussillon (1 503 procédures) et à 51,7 % en ex-Midi-Pyrénées (1 201). Dans le détail, 54 procédures de sauvegarde ont été prononcées l’an dernier dans la région, 769 redressements judiciaires et 1 881 liquidations judiciaires. Les entreprises de moins de 10 salariés représentent l’essentiel des défaillances enregistrées l’an dernier, soit 2 526 procédures (- 39,6 %), devant les entreprises de moins de 50 salariés (106 procédures) et celles de plus de 50 salariés (18). Par secteur, la construction cumule le plus grand nombre de défaillances avec 1 461 procédures devant le commerce (1 376), l’hébergement et la restauration (756), les services aux entreprises (613), l’industrie (371), les services aux particuliers (214) et l’agriculture (144). Le département de l’Hérault concentre le plus grand nombre de procédures (631), devant la Haute-Garonne (552), le Gard (370) et les Pyrénées-Orientales (273).

Forte augmentation attendue en 2021 et 2022

« En baisse de près de 40 % par rapport à 2019, le nombre de défaillances est au plus bas depuis 30 ans. Des chiffres qui résonnent comme un paradoxe au regard de la force de la crise économique et sanitaire. Des signaux d’alarme émergent cependant avec la proportion inquiétante de liquidations judiciaires directes, la baisse des procédures de sauvegarde et le nombre d’emplois menacés qui reste élevé en dépit de la baisse globale du nombre d’entreprises en faillite », commente le directeur des études d’Altares, Thierry Million. L’analyste anticipe une « forte augmentation du nombre de défaillances » dans les prochains mois avec, « a minima un retour à la situation de 2019 (52 000) et probablement davantage si aux accidentés de la Covid devaient s’ajouter un grand nombre des 20 000 entreprises épargnées de 2020 ». Thierry Millon prévoit par ailleurs un fort accroissement des défauts de paiement en 2021 et en 2022. « L’enjeu 2021 sera de réveiller progressivement l’économie de sorte à permettre aux entreprises viables de se développer et aux tribunaux de proposer aux entreprises fragilisées voire terrassées par la Covid-19 la meilleure solution de sortie ou de rebond. »

David Danielzik/danielzik@lalettrem.net
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