Le parc du Haut-Languedoc vent debout contre des éoliennes
Le parc naturel du Haut-Languedoc a saisi la Ministre de la transition écologique d’un recours hiérarchique contre les arrêtés du préfet de l'Hérault autorisant l'implantation de neuf éoliennes. Leurs demandes d'exploitations ont été déposées par les sociétés Res et Volkswind dans la commune héraultaise Dio-et-Valquières. « Ces projets sont situés en zone d'exclusion du plan du parc à cause de leur sensibilité vis-à-vis de nombreuses espèces protégées et des plus sensibles aux éoliennes, dont l’Aigle de Bonelli rapace parmi les plus rares et menacés en France », a écrit la direction dans un communiqué. L’État a deux mois pour maintenir ou retirer les arrêtés préfectoraux, à compter du 16 février.
Huit ans de procédure
Le préfet de l’Hérault « a été enjoint par décision de la Cour administrative d'appel de Marseille », de les autoriser le 21 décembre 2021, après l’avoir pourtant refusé une première fois. Ces demandes d’autorisation d’exploitation avaient été déposées en 2014. La société Volskwind exploite déjà sept éoliennes sur site et souhaite en installer quatre autres. À cheval entre le Tarn et l'Hérault, le parc naturel du Haut-Languedoc, présidé par Daniel Vialelle, rappelle qu'il « est en faveur d’un développement encadré des énergies renouvelables, et ce sont ainsi 80 % des éoliennes du Tarn et de l’Hérault qui se situent dans son périmètre ». Le nombre de machines autorisées est de 280 éoliennes à ce jour. 215 sont déjà en fonctionnement et respectent les critères de la Charte, document de référence pour le territoire d’un Parc naturel régional.










