la lettre M

Haute-Garonne
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Agri - Agro
| 27/10/2021

Le Fira, salon de la robotique agricole, veut se déployer sur d'autres continents

La 6e édition du Fira, forum international de la robotique agricole, se tiendra du 7 au 9 décembre, en format hybride. Accessible en ligne, l’événement devrait être suivi par 2 000 internautes dans le monde entier, selon les organisateurs du salon. Cependant, après une édition 2020 uniquement digitale, la dimension physique revient, toujours au centre de congrès Diagora, à Labège, avec près de 1 000 participants attendus. Soixante-dix exposants français et internationaux seront présents sur le salon où 40 robots agricoles seront présentés.
Pour cette nouvelle édition, le Fira devient « World Fira ». « Nous prévoyons d’organiser à l’avenir des Fira dans différentes régions du monde, notamment aux États-Unis ou en Asie. Il nous fallait donc un nouveau nom pour bien identifier le salon mondial », explique Gwendoline Legrand, directrice de Gofar (Global Organization for Agricultural Robotics) l’association organisatrice du salon (siège à Escalquens, président : Gaëtan Séverac). Par ailleurs, le salon élargit son champ d’étude : il souhaite désormais s’intéresser à « l’automatisation comme solution pour les agriculteurs ». Concrètement, les exposants et intervenants ne seront plus seulement des spécialistes des robots agricoles, c’est-à-dire de machines entièrement autonomes, mais également des systèmes autonomes embarqués sur les machines agricoles.

La robotique agricole soutenue dans le plan France 2030
À ce jour, la France compte environ 14 000 robots agricoles, dont plus de 80 % sont des robots de traite pour l’élevage. Pourtant, les robots pour les cultures végétales (maraîchage, arboriculture, viticulture, grandes cultures) peuvent présenter de nombreux atouts, estime l’association Gofar : les gains de compétitivité, l’amélioration de la qualité de travail, la moindre utilisation des produits phytosanitaires , la lutte contre la pénurie de main d’œuvre ou encore la modernisation de l’image du métier. Dans ce contexte Gaëtan Séverac président de Gofar et cofondateur de la start-up toulousaine Naïo Technologies, se félicite que le plan France 2030 présenté par Emmanuel Macron « valide le fait que les nouvelles technologies peuvent constituer un atout économique et écologique » pour l’agriculture française. Deux milliards d’euros, sur trente que comprend le plan France 2030, sont en effet consacrés aux innovations « de rupture » dans l’agriculture.
L’association Gofar rappelle par ailleurs que l’acquisition de robots agricoles permettant la réduction d’intrants peut être subventionnée : une aide de 20 à 40 % du montant des investissements avec un minimum de 2 000 € et un plafond de 40 000 € (150 000 € pour les Cuma).

Bérengère Bosi / bosi@lalettrem.net
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