Le fabricant de robots agricoles Elatec soutenu dans le cadre de France Relance
La société de machinisme agricole gersoise Elatec a été retenue parmi les sept premières entreprises régionales lauréates du fonds d’accélération des investissements industriels dans les territoires, débloqué dans le cadre du plan France Relance. « Notre projet d’investissement, destiné à développer la production de machines agricoles 100 % électriques, s’élève à 860 k€. Nous allons obtenir un financement à hauteur de 50 % du budget total. Normalement, nous devrions percevoir une première partie de la subvention en cette fin d’année 2020, et la seconde à la fin 2021 », confie à La Lettre M Emmanuel Labriffre, dirigeant d’Elactec.
L’entreprise (six salariés et deux prestataires externes réguliers, CA 2019 : 400 k€), née en 2011 et basée à Tournecoupe dans le Gers, est spécialisée dans la conception et la fabrication d’automoteurs à propulsion électrique, destinés en priorité aux maraîchers et producteurs de plantes à parfum, aromatiques et médicinales. Ces nouveaux outils visent à réduire la pénibilité du travail (chariot d’assistance au travail manuel), mais surtout, à favoriser les pratiques plus écologiques. Parmi les créations phares d’Elactec, le robot e-tract, qui permet un travail du sol de précision (binage, entretien, désherbage mécanique…), a déjà reçu plusieurs distinctions dans des salons agricoles, notamment un Sival de bronze au concours Sival Innovation 2020. Une nouvelle version de ce robot intégrant des éléments d’intelligence artificielle est en cours d’étude. « Un prototype devrait être prêt au printemps prochain », précise Emmanuel Labriffe
Un besoin en développement commercial
L’entreprise fabrique entre 50 et 100 machines par an, dont le prix de vente est compris entre 1 800 € pour les plus basiques et 80 000 € pour les machines robotisées les plus perfectionnées. Elatec compte actuellement la majeure partie de ses clients en France, mais elle commence à se développer aux Pays-Bas et au Canada.
« Nous ne passons pas par des distributeurs : nous vendons nos machines en direct, explique le gérant d’Elactec, mais nous sentons bien aujourd’hui que nous atteignons un tournant et que pour poursuivre notre développement, nous devons investir dans la force commerciale. Nous souhaitons également poursuivre nos travaux de R&D et ouvrir de nouveaux marchés à l’international. Pour atteindre ces objectifs, peut-être devons-nous envisager d’ouvrir notre capital ? ». Car si la subvention du plan France Relance est la bienvenue, « nous avons besoin de soutiens financiers supplémentaires pour aller plus loin », conclut le chef d’entreprise.










