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Haute-Garonne
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Aéronautique et spatial
| 28/11/2022

Le collectif d’entreprises Toulouse Pioneers lancé par L’Envol des Pionniers

L’Envol des Pionniers lance le 28 novembre le collectif Toulouse Pioneers, composé de cinq entreprises locales : Latécoère (équipementier aéronautique), Delair (drones), OpenAirlines (plateforme d’éco-pilotage), Aura Aero (avionneur) et H3 Dynamics (propulsion hydrogène-électrique). « Ces acteurs, impliqués dans l’aviation de demain, partagent les valeurs des pionniers de l’aéronautique, estime Jean-Baptiste Desbois, directeur de la Semeccel, qui gère le site culturel toulousain (40 000 visiteurs cette année). En prenant part à notre programmation, ils vont mettre en valeur auprès du grand public cet esprit pionnier marqué par l’innovation et l’audace. » Ce nouveau collectif est amené à croître dans les prochains mois.

Le défi de l'aviation « verte »
Tandis que le secteur aéronautique est confronté – notamment depuis la crise sanitaire – à des critiques liées à ses effets sur l'environnement, les entreprises de Toulouse Pioneers entendent promouvoir une autre façon d’appréhender l’aviation, dans une logique plus éco-responsable. Pour cela, elles dressent un parallèle entre les défis techniques relevés en leur temps par les pionniers de l’Aéropostale et ceux auxquels doivent faire face aujourd'hui les entreprises engagées dans la voie de l’aviation « verte ». « Il s’agit de s’inspirer de nos prédécesseurs pour imaginer autre chose, pour oser », estime Jacques Rocca, ex-Airbus, qui accompagne désormais la communication de l’avionneur Aura Aero. « Lorsque l’on entreprend, il faut avoir son Étoile polaire, sourit Alexandre Feray, PDG d’OpenAirlinesLa nôtre, c’est la décarbonation de l’aviation au travers du digital. »

Le risque en question
Une feuille de route collective marquée par une indispensable audace. « Ne pas prendre de risque permet souvent d'éviter les mauvaises décisions ; mais est-ce que ça permet d’en prendre de bonnes ? », s’interroge Bastien Mancini, PDG de Delair. Chez H3 Dynamics, le risque fait partie intégrante du projet d’entreprise. « L’hydrogène est un gaz risqué, avec des comportements qu’il faut étudier, rappelle Bertrand Gauthier, co-fondateur. Il faut donc agir par étapes. C’est la raison pour laquelle nous ciblons dans un premier temps le marché du drone, avant de travailler ensuite sur des avions de plus grande taille. » Reste la question du financement, qui demeure complexe dans le champ de l’innovation industrielle. « Lever des fonds et gagner la confiance des financeurs est essentiel, notamment quand le retour sur investissement n’est pas immédiat », analyse Jacques Rocca. Sur ce front, Bastien Mancini suggère de s’inspirer de la culture des biotechnologies, « où les financements sont très conséquents et où il est culturellement entendu qu’il n’y aura pas de retour sur investissement pendant dix ou quinze ans ».

Alexandre Léoty / leoty@alettrem.net
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