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Labos - Recherche
| 1/12/2020

Le Cirad atteste des opportunités d'échanges avec le continent africain

Le prochain sommet Afrique – France en juillet 2021 à Montpellier ? « C’est une idée fantastique, cela va donner une belle visibilité à la recherche montpelliéraine », s’enthousiasme Elisabeth Claverie de Saint Martin, directrice générale déléguée à la recherche et la stratégie du Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement et dont le site de Montpellier regroupe 1 200 des 1 600 salariés de l'organisme de recherche. « L’Afrique est le premier continent d’expatriation du Cirad. Sur les 200 expatriés que nous comptons, presque 60 % d’entre eux sont en Afrique, auxquels il faut ajouter l’équivalent de trente personnes qui vont y effectuer des missions ponctuelles, soit près de 150 personnes au total sur ce continent », explique-t-elle. De fait, le Cirad intervient dans 31 des 54 pays du continent africain. « Ce sommet sera l’occasion de mettre en lumière les projets en Afrique francophone bien sûr, mais aussi anglophone et lusophone où le Cirad mène d’importants travaux. Cela permettra de présenter une image de la France travaillant dans ces pays en pleine émergence économique », poursuit Elisabeth Claverie de Saint Martin.

Bio et transition alimentaire
« L’agriculture est un marché d’avenir pour le continent africain, source d’emplois. Des liens commerciaux peuvent se tisser avec la France car nous ne produisons pas la même chose, à l'instar des produits tropicaux. Ce rapprochement aurait aussi du sens en termes de transition alimentaire ou comment satisfaire demain une alimentation qui sera dotée de davantage de protéine végétale qu’animale. En Afrique, c’est déjà le cas avec les légumineuses par exemple », indique Elisabeth Claverie de Saint Martin. « Les échanges entre le Maghreb et la région sont déjà importants en matière de produits agricoles. Beaucoup de tomates viennent du Maroc par exemple et nous concernent au premier chef en fonction du circuit de distribution »
Pour autant, ces échanges entre la France et l'Afrique restent insuffisants, estime la directrice générale déléguée à la recherche et la stratégie
. « Le Cirad dispose d’un mandat d’expertise. À ce titre, nous avons eu l’occasion par exemple de discuter avec la chaîne de distribution Carrefour sur son approvisionnement en bio. L’Afrique ayant eu moins de moyens financiers pour utiliser des pesticides, ses surfaces agricoles en ont donc été épargnées, d'où un potentiel pour faire du bio. »

Nelly Barbé / barbe@lalettrem.net
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