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Numérique
| 8/03/2017

L'ascension fulgurante de la Sétoise Fidji Simo au sein de Facebook (Les Échos)

« L'étoile montante de Facebook » : c'est sous ce titre que nos confrères des Échos consacrent, ce mercredi 8/3, une pleine page à Fidji Simo, native de Sète (34), aujourd'hui âgée de 31 ans, vice-présidente en charge des produits de Facebook et basée à San Francisco, au siège du groupe. Elle a aujourd'hui 350 ingénieurs, dont une majorité d'ingénieurs, sous sa direction, après une ascension éclair, en six ans. Diplômée de HEC, elle a d'abord été manager en charge de la stratégie d'eBay à Palo Alto (2007-2011), puis, entre 2011 et 2016, directrice des publicités, puis des vidéos et des news dans le fil d'actualité de Facebook. « Rien ne prédestinait Fidji Simo à se retrouver au coeur d'une des entreprises les plus puissantes de la Silicon Valley, écrit notre confrère. 'J'ai été élevée dans une famille de pêcheurs espagnols, mon père travaillait sur un chalut', raconte-t-elle. C'est cet amour de la mer qui conduit ses parents à lui donner un nom d'île - 'C'était soit Fidji, soit Madagascar !', lui a toujours dit sa mère. » Originaire d'Italie, celle-ci tient une boutique de prêt-à-porter dans le centre-ville de Sète. Deux parents « très éloignés des nouvelles technologies, mais qui m'ont transmis un esprit entrepreneurial, l'idée de bosser très dur et de se battre pour avoir des opportunités », raconte Fidji Simo. Partie en Californie dans le cadre d'un échange universitaire, après une enfance où elle n'a pas eu l'occasion de voyager, elle est « tombée amoureuse du pays. J'ai été fascinée par la diversité de cultures et d'opinions, mais aussi par l'ambition sans complexe des Américains ».

L'entrée à Facebook, en 2011, s'est faite « simplement. J'ai juste envoyé une candidature spontanée sur le site web du groupe ». Son profil est plus créatif qu'informatique. « À ses heures perdues, elle peint des toiles et sculpte du bois dans sa maison de Moutain View, à une dizaine de kilomètres de Facebook », écrit Les Échos. Elle ajoute : « Je ne sais pas coder mais, quand on est manager produit, l'important n'est pas de connaître les détails sur la manière de bâtir l'architecture, mais de savoir poser les bonnes questions. »

Début 2013, elle se voit confier le développement de la publicité sur mobile. « Ce segment ne représente alors que 11 % des revenus publicitaires. Elle affronte le scepticisme des annonceurs, qui estiment que l'écran des téléphones portables est trop petit, et réussit à faire grimper la part à près de la moitié des recettes en douze mois. Aujourd'hui, ce canal représente l'écrasante majorité des recettes publicitaires de l'entreprise - à tel point que ses dirigeants ont décidé de ne pas publier de chiffres séparés par le mobile et le desktop à partir du prochain trimestre. »

La firme pousse à ce jour ses utilisateurs à utiliser la vidéo et muscle l'offre vidéo, à travers des partenariats avec des médias, « pour continuer d'augmenter le temps passé sur la plateforme. Il est possible aujourd'hui de suivre les Jeux Olympiques, l'investiture de Donald Trump ou le dernier meeting de Benoît Hamon sans quitter Facebook ». Fidji Simo, mère d'une petite Willow (18 mois), repense enfin la manière de consommer les vidéos. « Depuis décembre, un onglet rassemblant les contenus vidéo en fonction des pages aimées est placé au centre des icônes de l'application mobile, concurrençant YouTube. Prochaine étape : la création de contenus originaux - la société proposera bientôt des formats courts. Le grand défi reste cependant de trouver un business model permettant de rémunérer les créateurs de contenus. »

In Les Échos, 8/3/2017

Hubert Vialatte / vialatte@lalettrem.net
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