L'agglomération du Gard rhodanien signe le rachat du site d'ArcelorMittal pour 1,3 M€ HT
« C’est un moment historique », déclare Jean-Christian Rey, président de l’Agglomération du Gard rhodanien, ce 22/12 dans les locaux de la Maison de l’Entreprise de Bagnols-sur-Cèze. Il s'agit de la signature de l’acte de vente de l'ancien site d’ArcelorMittal, situé à L’Ardoise, à l’EPF (établissement public foncier) Occitanie, pour le compte de l’agglomération du Gard rhodanien. Ce foncier de 48 ha est vendu à l’EPF pour un montant de 1,298 M€ HT (1,5 M€ TTC). Cet acte marque une étape décisive dans un long processus, démarré dès la fermeture du site ArcelorMittal, en 2004, et marqué par une succession de projets qui n’ont pas pu aboutir. Prochaines étapes : l’installation du L’Ardoise Eco Fret (LEF), projet qui sera axé sur le déploiement de services et activités liés au report modal et à la logistique. Il prévoit une restructuration du site sidérurgique d’ArcelorMittal, une organisation du transbordement de fret et un aménagement d’activités liées aux énergies renouvelables. Sont prévus :
- un chantier de report modal rail/route
- un chantier ferroviaire
- un appontement fluvial
- une zone de logistique ferroviaire
- des zones pour des industries liées à ces activités
- une implantation d’équipements photovoltaïque
- une déviation et des équipements dédiés (murs anti-bruits, desserte directe…)
Un comité de site réunissant toutes les parties prenantes, publiques et privées (agglo, commune de Laudun, CCI, État, EPF Occitanie, industriels...) doit se tenir dans le courant du 1er trimestre 2018. L'ambition est que, d'ici l'été 2018, il soit possible de définir la gouvernance de ce projet. Un partenariat public/privé serait envisagé, mais sa forme juridique n'est pas déterminée. Les travaux devraient prendre ensuite deux ans, pour un site opérationnel courant 2020. « Plusieurs centaines d’emplois devraient être créées, mais pas uniquement sur la logistique ferrée. »
« Deux très gros opérateurs ferrés nationaux sont intéressés par ce projet », précise Jean-Christian Rey. À l'instar de Marcoule, où les poids lourds du nucléaire ont permis d'attirer d'autres entreprises de la filière, ce LEF a vocation à attirer plusieurs entreprises dont les activités sont liées au fret à la logistique.










