La vente de la clinique Toulouse-Lautrec serait « mal engagée »
Le 17 juin 2017, l’Autorité de la concurrence signifiait au groupe hospitalier privé Elsan (68 établissements de santé en France) qu’il devait se séparer de plusieurs cliniques pour pouvoir entériner son projet d’acquisition du groupe catalan MédiPôle Partenaires (41 cliniques en France). Objectifs : « Soit de supprimer tout chevauchement d’activité dans les territoires où un risque d’atteinte à la concurrence a été identifié, soit de limiter le renforcement d’activités entre les parties à une position qui permet d’écarter toute préoccupation de concurrence ». Parmi les établissements à céder figurait la clinique albigeoise Toulouse-Lautrec. Qu’en est-il aujourd’hui ? « C’est mal engagé, confie à La Lettre M un représentant local de la CGT. Le seul repreneur encore dans la course est l’hôpital d’Albi. Il a ficelé en début d’année un projet pour pérenniser la clinique Toulouse-Lautrec, qui fonctionne difficilement, faute de services d’urgences et de réanimation. Mais il existe des zones de blocage, qui font toujours l’objet de pourparlers. » La création d’un groupement de coopération sanitaire (GCS) proposée par l’hôpital d’Albi pour permettre l’exercice de consultations privées dans le public serait notamment refusée par les médecins de la clinique, qui craignent un manque à gagner, assure ce représentant syndical. Sollicitée par notre rédaction avant l'été, la direction de la communication du groupe Elsan indique : « Pour l’instant, nous ne communiquons pas sur le sujet de la cession de la clinique Toulouse-Lautrec. » Si aucune issue n’est trouvée rapidement, le groupe Elsan pourrait se voir notifier des pénalités financières par l’Autorité de la concurrence.










