La mobilité aérienne légère « verte » veut s’inventer à Toulouse
Parallèlement à la convention d’affaires internationale Aeromart Toulouse, le pôle de compétitivité Aerospace Valley organise au Meett les Journées de la mobilité aérienne légère, verte et durable les 20 et 30 novembre. Objectif : promouvoir le développement d’innovations dans le sillage de l’initiative Maele, qui a déjà permis de subventionner 16 projets à hauteur de 8 M€ (budget global : 16 M€) en Occitanie et Nouvelle-Aquitaine. « Nous avons ici les avionneurs, les équipementiers, les écoles… Un écosystème d'une très grande richesse que le monde entier nous envie », estime Bruno Dahan, directeur délégué aéronautique d’Aerospace Valley.
Et Bruno Darboux, président du pôle, d’acquiescer : « Nous voulons accompagner le développement d’une aviation décarbonée dans le Sud-Ouest, où le terreau est le plus fertile. »
Phase d’industrialisation
Pile à combustible, ULM avec micro-pile à hydrogène, big data dédié à la performance environnementale, chaîne propulsive électrique à bobinage haute performance… : lancée en 2020, l’initiative Maele vise à accélérer le déploiement de projets innovants en matière d’aviation légère. « Des produits qui peuvent être mis rapidement sur le marché, répondant ainsi à une demande sociétale forte », insiste Bruno Darboux. Pour le président d’Aerospace Valley, une partie du chemin a déjà été accomplie. « Sur les aspects innovation et projets, nous sommes passés à l’échelle, estime-t-il. La visibilité de l’initiative est désormais nationale et des subventions France 2030 devraient être officialisées dans les semaines à venir. Côté industrialisation, nous commençons à avoir des résultats, des réalisations concrètes. Des usines se montent et des produits apparaissent. Quant au succès commercial, il reste à acquérir. »
La question des infrastructures
Sur ce dernier point, Bruno Darboux appelle de ses vœux un partage des hypothèses de marché par les acteurs de l’écosystème pour les cinq à dix ans à venir. « Mobilisons-nous collectivement pour dégager des perspectives », scande-t-il, évoquant en filigrane un autre sujet stratégique : la capacité des infrastructures aéroportuaires à accueillir et à approvisionner les futurs aéronefs. « Cette question est cruciale en vue de la réussite collective », estime Bruno Darboux, qui souhaite que « les fournisseurs d’énergie montent également à bord ». Et le président d'Aerospace Valley de conclure : « N’oublions pas de conserver une part de rêve et de créativité ; car c’est en disruptant que nous serons les meilleurs ! »










