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Hérault / Région Occitanie
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Immobilier
| 21/09/2018

La French Proptech à la conquête du marché de l’immobilier

La French Proptech se dévoile au salon de l'immobilier de Montpellier. Photo VC.

Pierre Leroy, dirigeant d’EP (spécialiste de la data, Nantes - 44), est le premier président du mouvement national French Proptech (pour « properties technology »), officiellement lancé ce 21 septembre au salon de l’immobilier de Montpellier (du 21 au 23 septembre au parc des expos de Montpellier). La durée de son mandat est de deux ans. Initié par des start-up de Montpellier et de Nantes, le mouvement, de portée nationale, tend à développer le business de la transformation digitale, de la gestion des données dans les secteurs de l’aménagement, l’immobilier, la construction… Avec des applications multiples : remontée de dysfonctionnements des parties communes des copropriétés auprès des gestionnaires, maintien à domicile des seniors, réseaux sociaux de quartier pour recréer du lien entre les résidents, solutions digitales pour les commerçants de proximité pour les prises de commandes à distance, parkings foisonnés, bâtiments intelligents gérant les flux énergétiques... 
« Notre objectif est l’émergence de business, en nous faisant connaître auprès des acteurs de l'immobilier », souligne Pierre Leroy.

French Proptech se structure autour de membres fondateurs*, d’un conseil d’administration et d’un bureau. « Le conseil d’administration est composé de deux collèges. Un collège de fondateurs et un collège d’ambassadeurs composé de start-up issues des territoires, soit 70 % du conseil d’administration », explique Michael Lalande, dirigeant de la start-up Idealys (smart building, Montpellier). Des vice-présidents ont en charge d’animer les approches métiers : transaction, construction, gestion d’actifs, Iot, brown management (gestion de la marque, nouveaux usages et coworking,…). Déjà 110 entreprises, dont une vingtaine d’Occitanie, souhaitent adhérer (150 € prix de l’adhésion à la portée des startup) à cette transformation digitale des métiers de l’immobilier. Pour adhérer à ce mouvement, des critères ont été établis : avoir son siège en France, être affilié à un cluster local comme La Cantine Numérique à Nantes ou Frenchsouth.digital à Montpellier, par exemple.

Lors du débat organisé ce vendredi matin, au Salon de l'Immobilier, par La Gazette de Montpellier et La Lettre M, sur ce thème du digital dans l'habitat de demain, des nuances ont été formulées. Les solutions digitales ont en effet « un coût financier en termes de charges de copropriété, déjà élevées », souligne Laurent Villaret, président de la FPI Occitanie Méditerranée. Au coût financier s'ajoute le coût énergétique. « Le digital consomme plus que l’aéronautique et, en 2030, représentera 20 % de la consommation énergétique mondiale. C’est un vrai enjeu », ajoute Christophe Pérez, DG de la Serm/SA3M. Un promoteur ajoute : « On n’a pas de retour d’expérience à ce jour sur les usages du digital dans l'immobilier. On y va, car on n’a pas le choix. Ne pas y aller nous cantonnerait dans une image dépassée. Donc, on met des budgets importants, avec beaucoup de marketing, mais on ignore l’usage qui sera fait, à terme, de façon effective, par la population. »

* Les membres fondateurs : bloc in bloc, Cedreo, EP, Fundimmo, Idéalys, Immodvisor, Snapkin, LKSpatialist, masmarthome, take a desk. 

Véronique Coll et Hubert Vialatte
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