La biotech Phost'In obtient un nouveau brevet pour sa molécule anti-cancéreuse
Phost’In, entreprise de biotech montpelliéraine, développe une molécule anti-cancéreuse pour lutter contre les tumeurs, en priorité cérébrales, dont la plus meurtrière, le glioblastome. L’entreprise vient de publier un brevet aux États-Unis qui s’ajoute aux deux brevets académiques sous licence exclusive qu’elle détient déjà avec le CNRS, l’université de Montpellier, l’École nationale supérieure de chimie de Montpellier (ENSCM) et des universités Paris 13 et Paris Sud. Dite « first-in-class », cette molécule développée par Phost'In se caractérise par son nouveau mécanisme d’action jusqu'ici inconnu.
Levée de fonds
En termes de développement, l’heure est désormais au lancement des essais cliniques, dans un an. Ils doivent se dérouler au sein de l’Institut du cancer de Montpellier (ICM), centre d’investigation principal, ainsi qu’en Italie. Ces essais sont intimement liés au succès d’une levée de fonds, actuellement en cours. « Cette levée nous permettra de recruter ainsi que de sous-traiter certains de nos travaux. Cette sous-traitance, coûteuse, est indispensable en raison des normes réglementaires très strictes qui encadrent notre activité », confirme Karine Chorro, dirigeante et co-fondatrice, avec le Dr Ludovic Clarion (directeur R&D). Depuis sa création, Phost’In a déjà levé 1,8 M€.
L’objectif de la phase 1/2a des essais cliniques sera de démontrer l'absence d'effets secondaires et l'efficacité préliminaire de la molécule. Cette phase durera près de trois ans. Suivra ensuite une phase 2b, qui doit confirmer l’activité clinique et « qui nécessitera un partenaire pharmaceutique industriel », précise la dirigeante. La phase 3 devra démontrer que le traitement d’un cancer avec la molécule de Phost'In est plus efficace qu’un autre. Si c’est le cas, une demande d’autorisation de mise en marché sera faite, « d’ici 5 à 7 ans, sauf pour les cancers rares sans traitement connu où la mise en marché peut être accélérée à 3-5 ans. »
Spin off de l'École nationale supérieure de chimie de Montpellier, de l'institut Charles Gerhardt et de l’institut de neuroscience de Montpellier, Phost’in a été pré-incubée au sein de Languedoc-Roussillon Incubation (désormais intégré à la Satt AxLR) et est soutenue par le Bic de Montpellier ainsi que Bpifrance et la Région.










