La base Ryanair rouvre ses portes à Toulouse-Blagnac
Fermée en octobre dernier, la base toulousaine de la compagnie aérienne low-cost Ryanair, touchée de plein fouet par la crise de la Covid-19, va rouvrir ses portes en juin. Inaugurée en septembre 2019, la base de la Ville rose - l'une des quatre de France, avec celles de Marseille, de Paris et de Bordeaux - comptait initialement deux avions. Pour l'heure, un seul est prévu, ce qui représente 30 emplois directs. « La base toulousaine va desservir 18 lignes, dont trois nouvelles (Marrakech, Minorque et Figari), explique Julien Tranchant, responsable marketing France, Benelux et Maroc de Ryanair. Cela représentera 53 vols par semaine, soit une augmentation de capacité de 20 % par rapport à l'été 2019. » Une nouvelle accueillie avec satisfaction par Catherine Gay, directrice du développement aéronautique de l’aéroport Toulouse-Blagnac : « Cela nous donne de l'espoir dans la perspective d'une reprise du trafic et du renforcement de l'attractivité touristique de notre région. »
Pas d'Airbus pour Ryanair
Présent dans 40 pays, Ryanair dispose de 81 bases. La compagnie aérienne, qui souhaite faire voyager 200 millions de passagers à l'horizon 2026, s'appuie sur une flotte de 450 avions. 210 nouveaux appareils ont par ailleurs été commandés à Boeing. Pas de commandes d'appareils Airbus dans les tuyaux, s'interroge La Lettre M ? La réponse de Dara Brady, directeur marketing de Ryanair, est claire : « Non, nous n'envisageons pas à ce jour d'acheter des Airbus. Notre stratégie repose sur des Boeing. Même si, bien entendu, il ne faut jamais dire jamais. »
Quant aux menaces qui planent actuellement sur plusieurs bases Air France – dont celle de Toulouse -, elles ne surprennent pas Dara Brady : « Depuis le début de la crise, Air France a perdu beaucoup d'argent, ce qui a conduit l'Etat français à lui apporter une aide financière massive. Ce modèle n'est pas tenable. Il y a beaucoup de compagnies aériennes qui vont sortir de cette crise avec des dettes énormes. Celles qui vont survivre vont devoir changer leur structure et leur stratégie. » Ryanair envisage de son côté de pouvoir « flirter avec (ses) niveaux d'activité post-Covid dès l'hiver prochain ». Dans ce contexte, la compagnie mise sur un développement graduel et mesuré de sa base toulousaine. « Nous continuerons à regarder toutes les opportunités, glisse Dara Brady. Il y a un gros potentiel à Toulouse. » Un appel du pied reçu avec enthousiasme par Catherine Gay, qui souhaite que « le deuxième avion de la base soit rétabli dès que possible ».
