La Banque de France anticipe une hausse de l’activité en juillet, hormis dans l’aéronautique
Après un rebond dans la majorité des secteurs au mois de juin, la hausse de l’activité devrait se poursuivre en juillet selon la dernière note de conjoncture de la Banque de France. À l’inverse, la filière aéronautique ne devrait enregistrer qu’une très faible progression à court terme. La production industrielle régionale a augmenté dans tous les secteurs (agroalimentaire, matériels électriques et électroniques, informatiques, textile, chimie…) le mois dernier, « mais sur un rythme plus modéré qu’en mai ». Selon les chefs d’entreprise interrogés, les trésoreries sont moins tendues, « à l’exception de la dégradation observée dans l’aéronautique », et les effectifs sont globalement stables. Autre constat (hors aéronautique), les carnets de commandes sont jugés nettement inférieurs à la normale, même si ces derniers progressent dans la plupart des marchés, « tant sur le marché intérieur qu’à l’export ». Le taux d’utilisation des capacités de production atteint 69 %, contre une moyenne longue période de 83 %, « aucun secteur n’ayant retrouvé son activité d’avant-crise ».
Hausse modérée dans les services marchands et le BTP
Dans les services marchands, l’activité a augmenté à un rythme modéré dans la plupart des secteurs. « En revanche, pour les secteurs de la publicité, de l’information-communication et de l’aéronautique, l’activité recule en juin. Pour autant, on reste le plus souvent en-deçà de la normale et les effectifs s’inscrivent en baisse dans la quasi-totalité des secteurs », souligne la Banque de France. Les trésoreries se sont quelque peu améliorées grâce à la mise en place des PGE (prêt garantis par l’État). Dans les prochains mois, les courants d’affaires devraient enregistrer une nouvelle hausse, « cependant, le rebond de la demande ne devrait pas empêcher une nouvelle contraction des effectifs ». Enfin, concernant le secteur du BTP, si l’activité a diminué au cours du deuxième trimestre en raison de l’arrêt de nombreux chantiers, la visibilité des carnets s’améliore, notamment dans le second œuvre. La production devrait augmenter au troisième trimestre et les effectifs seront renforcés grâce au recours à l’intérim, précisent notamment les services de la Banque de France. Et dans les travaux publics, « les prix des devis sont orientés à la baisse et les appels d’offres sont âprement discutés ».










