Kippit : moins d'une semaine pour trouver des investisseurs
En liquidation judiciaire depuis le 22 septembre, le fabricant toulousain de matériel électroménager écoconçu Kippit cherche en urgence de nouveaux investisseurs. « Nous avons jusqu’au 3 octobre pour faire appel de la décision de justice et espérer être replacés en redressement judiciaire », indique à La Lettre M Kareen Maya Levy, cofondatrice et présidente de la société. « Il nous faut pour cela trouver 800 k€. Nous avons déjà 300 k€ et un investisseur potentiel, mais nous devons en trouver d’autres », poursuit-elle. Des discussions sont en cours et pourraient aboutir, « mais nous avons déjà fait face à de nombreuses déconvenues », déplore la dirigeante qui a dû licencier ses cinq salariés.
Un fournisseur défaillant
Placée en redressement judiciaire depuis le mois de mai, Kippit dit essuyer les plâtres d’un fournisseur défaillant. « Notre carnet de commandes était plein, mais depuis que notre fournisseur isérois a été racheté, il ne nous livre plus », s'agace Kareen Maya Levy qui précise avoir décidé d’attaquer ce dernier (le groupe EDM) en justice. « Il n’y a pas en France d'autre entreprise possédant le savoir-faire dont nous avons besoin en termes d’emboutissage profond et de soudure », explique la fondatrice de l’entreprise. Si Kippit trouve des investisseurs et arrive ainsi à redémarrer, la société a toutefois une solution : « Un fournisseur chinois pourra dans un premier temps nous permettre de redémarrer. L’idée est ensuite de relocaliser ce savoir-faire en France afin que nos produits soient entièrement fabriqués sur le territoire », conclut Kareen Maya Levy.










