Kipli étudie la possibilité d'ouvrir sa 3e boutique dans la Ville rose
C’est un succès dont Antoine Loredo rêvait sûrement. Mais sans doute l'entrepreneur lotois ne l’espérait-il pas aussi rapide en fondant, fin 2018 à Paris, la marque Kipli avec son associé Davide Ballotta. « L’oncle de Davide avait une usine de matelas en latex naturel en Italie mais ce produit se vendait uniquement en magasin avec beaucoup d’intermédiaires et à des prix très élevés », raconte-t-il à La Lettre M. Leur idée ? Proposer la distribution en ligne d'un produit naturel, durable et inoffensif pour la santé. « 90 % des matelas vendus actuellement en Europe sont composés de matières synthétiques dérivées de pétrole et donc très polluantes », argumente l’entrepreneur.
600 matelas par mois
Le produit rencontre rapidement sa clientèle. « Dès le premier mois, on a enregistré 80 k€ de CA. » Kipli vend désormais 600 matelas par mois (95 % à des particuliers), majoritairement en France (30 % à l’export en Allemagne, Belgique, Italie, Suisse, Espagne, Autriche) et a réalisé un chiffre d’affaires de 10 M€ en 2020. Après l’ouverture d’une boutique à Paris il y a un an, et d’une seconde dans quelques jours à Lyon, les fondateurs de Kipli souhaitent consolider leur offre retail en s’implantant dans d’autres grandes villes comme Toulouse. « Pour nous, c’est complémentaire, détaille le dirigeant. 80 % des ventes de matelas (hors marque Kipli, NDLR) se font en magasin. » La société lance aussi une offre de matelas destinée au marché BtoB, à la suite de demandes faites par des hôteliers et des écogites. Après avoir élargi sa gamme de produits naturels (lits, commodes, tables de chevets, couettes, linge de lit, etc), Kipli ambitionne désormais de remeubler toute la maison. « Notre but premier était d’être un acteur de la chambre naturelle. Nous souhaitons devenir un acteur majeur de la maison durable en Europe d'ici à un an », conclut Antoine Loredo. Kipli compte désormais 25 salariés et vise un chiffre d’affaires de 50 M€ en 2025.
