Inauguration de la gare TGV, ligne 5 de tram... ce qu'il faut retenir du conseil métropolitain de Montpellier du 20 juin
Philippe Saurel, maire DVG de Montpellier et président de Montpellier Méditerranée Métropole (3M), déclare, le 20 juin en ouverture du conseil métropolitain, qu'il ne se rendra pas à l'inauguration de la nouvelle gare TGV Sud de France, pourtant située dans sa commune et que la collectivité qu'il préside a contribué à financer. Motif : les retards de paiement de la Région Occitanie, autre cofinanceur, présidé par la socialiste Carole Delga. Laquelle s'exprimera demain sur ce sujet, en session plénière à Pérols (34), indique son entourage.
Lors du dernier comité de pilotage du contournement de Nîmes et Montpellier (CNM) en préfecture de l'Hérault, le sujet a été abordé, indique Philippe Saurel. « Le CD 30, 3M, l'État, Nîmes Métropole, l'Europe et SNCF Réseau ont financé ce qu’ils devaient financer dans le cadre du contrat signé avec la SNCF et le partenaire privé. Le CNM intègre une voie ferrée mixte (voyageurs et fret) et deux gares nouvelles : Montpellier Sud de France et Nîmes Pont du Gard (une visite de chantier est organisé ce jeudi après-midi par Yvan Lachaud, président de Nîmes Métropole, NDLR). La Région Occitanie, institution organisatrice des transports, a refusé de payer une partie des sommes qu’elle devait engager à la SNCF. Cette somme, évaluée à 33 M€, représente sa participation à la gare de Montpellier et de Nîmes. Des pénalités de 500 k€ ont déjà été appliquées. La Région est sous le coup d’une 2ème pénalité, de 900 k€. La ministre des Transports, Elisabeth Borne, a prévu de venir inaugurer le CNM et la gare nouvelle de Montpellier au tout début du mois de juillet, le 5, le 6 ou le 7. On parle du 5, mais je n'ai pas encore de confirmation officielle pour cette date. Je n’inaugurerai pas la gare tant que la Région n’aura pas payé ce qu’elle doit. La Région ne peut pas être là tant qu'il n'y a pas ce paiement : ce n’est pas acceptable. Je ne serai donc pas présent, et aucun de mes représentants, tant que les équilibres financiers ne seront pas réglés. Cet argent est dû à la SNCF. On ne peut pas expliquer, d'un côté, qu’il faut réduire le déficit de la SNCF, et d’un autre côté, ne pas payer ses dettes envers la SNCF qui contractuellement, sont des engagements financiers. »
Agnès Langevine, vice-présidente du conseil régional d'Occitanie et 3e vice-présidente en charge de la transition écologique et énergétique, de la biodiversité, de l’économie circulaire et des déchets, a répondu sur cette question à Stéphanie Jannin, élue saurélienne à la Métropole de Montpellier, le 19 juin à Narbonne (11), lors d'un colloque organisé par la FRTP, après que Stéphanie Jannin s'est étonnée de l'absence de financements de la Région alors qu'elle s'y est engagée contractuellement : « Je reconnais là votre goût immodéré et irrépressible de la polémique. Carole Delga s'en entretiendra directement avec Philippe Saurel. Nous continuons à travailler sur ce dossier (avec la SNCF, NDLR) pour qu'au-delà d'une gare, il y ait des trains. »
Tramway, projet de ligne 5. « Nous avons reçu la prorogation de la DUP (déclaration d'utilité publique) de la ligne 5 de tramway. Cette prorogration était indispensable pour lancer la concertation pour la DUP modificative pour la partie ouest du tracé. » Une réunion publique est prévue mercredi 27 juin à 17h (Hôtel de la Métropole, Montpellier) à propos d'une partie du tracé de la partie ouest (tronçon entre la rue des Chasseurs et le rond-point Paul Fajon).
Le schéma de mobilité de la Métropole de Montpellier, attendu par les maires des communes membres de la métropole, sera présenté « en conférence des maires dans les prochaines semaines », a déclaré Philippe Saurel. Ce schéma ne devrait être voté qu'en 2019.
Jean-Luc Savy, maire de Juvignac, est élu le 20 juin président de l’agence locale de l’énergie et du climat de Montpellier Métropole.
Une convention de partenariat est signé entre Montpellier Métropole et le cluster Automotech (véhicule autonome et connecté, ville intelligence – information voyageurs, nouveaux services de mobilité, infrastructures connectées, logistique urbaine), industrie 4.0 et nouvelles énergies. La convention porte notamment sur les véhicules autonomes et l’informatique embarquée.










